Menton: Pour éviter le gaspillage, elle remet en vente... les invendus

SUR INTERNET Une trentenaire lance une plateforme de mise en relation entre commerçants et clients pour trouver preneurs aux produits en fin de vie

Fabien Binacchi

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Une trentaine de commerces sont partenaires du projet
Une trentaine de commerces sont partenaires du projet — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Elisa Alberto a lancé la plateforme à vocation écologique ecoslowasting.com pour éviter le gaspillage.
  • Le site Internet met en relation commerçants et clients pour trouver preneurs aux produits en fin de vie avec d’importantes promotions.
  • Des applis pour smartphone vont être lancées.

Des sandwichs qui ne pourront pas être remis dans la vitrine le lendemain, une orchidée qui commence à se déplumer ou même un objet de déco en fin de série… Plutôt que de partir à la poubelle ou de « végéter » dans une réserve, tous ces produits ont droit à une meilleure vie, à un moindre prix. C’est en tout cas la conviction de la Mentonnaise Elisa Alberto, qui est en train de développer un système local de vente… de ces invendus.

Les applis arrivent bientôt

Mise en ligne sur Internet il y a quelques mois, sa plateforme à vocation écologique ecoslowasting.com va bientôt arriver sur les smartphones. « Une première appli à destination des commerces devrait être publiée avant la fin du mois de septembre et celle pour les consommateurs suivra dans un second temps », explique-t-elle.

Et l’Azuréenne assure se démarquer de TooGoodToGo, une autre solution anti-gaspi, en allant au-delà des seuls commerces de bouche et en proposant plusieurs options. « Chez nous, il y a également des paniers surprises où l’on ne sait pas ce que l’on achète exactement, mais aussi des articles que l’on choisit vraiment », pointe cette Italienne installée sur la Côte d’Azur depuis seize ans.

« C’est un travail de porte à porte très très long »

Depuis le printemps, elle a réussi à convaincre une trentaine de commerces, entre Nice et Menton, de la suivre dans son aventure. Et de vendre ce qu’il s’apprêtait à jeter avec de fortes promotions.

« C’est un travail de porte à porte très très long. Je suis toute seule pour le moment et je ne dirai d’ailleurs pas non à un coup de main, s’amuse Elisa Alberto. Si des investisseurs ont envie de m’accompagner dans ce projet, je ne dis pas non. » Pour l’instant, la jeune maman de 37 ans se rémunère uniquement en prenant une commission de 20 % sur chaque vente conclue.