Finistère: La centrale à gaz est commandée, les opposants restent mobilisés

ENERGIE Le projet porté par le groupe Total à Landivisiau est contesté par plusieurs associations

Camille Allain

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Des opposants au projet de centrale à gaz s'étaient rassemblés en février à Landivisiau, dans le Finistère.
Des opposants au projet de centrale à gaz s'étaient rassemblés en février à Landivisiau, dans le Finistère. — Fred Tanneau / AFP
  • Une centrale à gaz doit être construite à Landivisiau, dans le Finistère. Elle doit sécuriser l’alimentation électrique en Bretagne.
  • Des associations critiquent l’impact environnemental du projet et son coût. Une manifestation est prévue ce samedi.
  • Le groupe Siemens a annoncé que la commande, estimée à 450 millions d’euros, avait été passée pendant l’été.

Ils ne désarment pas. Samedi, les opposants au projet de centrale à gaz se réuniront devant le futur site d’exploitation à Landivisiau (Finistère). Porté par le groupe Direct Energie, depuis racheté par Total, le projet avait été ficelé lors du pacte d’avenir pour la Bretagne, signé en 2010 dans la foulée des manifestations contre l’écotaxe.

Dépendante des régions voisines pour son approvisionnement en électricité, la région avait alors opté pour la construction d’une centrale à gaz de 450 mégawatts qui devait entrer en service en 2016. Presque dix ans après la signature du fameux pacte, seules quelques tractopelles sont venues préparer le terrain.

Mais le projet n’a pas été abandonné, comme l’a confirmé Siemens, qui a officialisé une commande de 450 millions d’euros pour la centrale à gaz. « Siemens va construire une nouvelle centrale à cycle combiné clés en main à Landivisiau » et « assurera l’exploitation et la maintenance des installations pendant une durée de vingt ans », indiquait le groupe allemand.

Une facture à 800 millions pour l’Etat

Samedi, plusieurs dizaines, voire centaines de personnes sont attendues sur le site situé en zone Natura 2000, à l’appel de l’association Landivisiau doit dire non à la centrale. D’après les opposants, la centrale à gaz pourrait émettre jusqu’à un million de tonnes de CO2 par an.

Le collectif s’insurge aussi contre les aides annuelles de 40 millions d’euros que l’État s’est engagé à verser à Total pendant vingt ans pour faire fonctionner le site. Soit une dépense totale de 800 millions d’euros.