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ENVIRONNEMENTVIDEO. Le défi « zéro bouteille plastique » est-il exportable hors d'Arles?

VIDEO. Bouches-du-Rhône : Le défi « zéro bouteille plastique » lancé à Arles est-il exportable ?

ENVIRONNEMENTDeux militantes arlésiennes veulent faire disparaître les bouteilles en plastique de leur ville. Un défi applicable ailleurs en France, selon elles
500 gobelets ont été distribués en deux mois et demi.
500 gobelets ont été distribués en deux mois et demi. - J. Saint-Marc / 20 Minutes
Jean Saint-Marc

Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • 500 gobelets ont été distribués et quinze fontaines ont été installées depuis le lancement du défi « zéro bouteille plastique » à Arles.
  • La ville des Bouches-du-Rhône peut-elle servir de ville test avant une généralisation de ce projet ?

«Soyons gourdes ! » Blague facile, slogan efficace, ce mantra s’affiche sur les gobelets en plastique distribués depuis le mois de juin à Arles. Des « éco-cups » qui doivent définitivement ringardiser la bouteille en plastique : la designeuse Stéphanie Dick et l’association Zéro déchet Pays d’Arles lancent à leurs concitoyens un « challenge zéro bouteille plastique. »

« Notre but, c’est de faire un essai, explique Stéphanie Dick. On veut voir ce qui marche ou non quand on veut promouvoir l’usage de la gourde et de l’eau du robinet. » Le défi, une première en France selon les organisateurs, démarre doucement : 500 gobelets ont été distribués et une quinzaine de commerces se sont équipés d’une fontaine à eau.

«  La taille est satisfaisante, assure Stéphanie Dick. Le but n’est pas de faire le plus gros possible, mais de tester les résistances des gens, voir comment on peut leur parler, de quoi ont besoin les commerçants et les usagers pour changer leurs comportements ! »  »

« Ça peut faire peur, on se dit qu’il y a tellement de choses à faire pour préserver l’environnement, embraye Danielle Brossier, présidente de l’association Zéro déchet Pays d’Arles. Mais il faut juste passer le pas, et ça rend joyeux de voir qu’on y arrive en changeant quelques habitudes : quand j’ai commencé, je vidais ma poubelle toutes les semaines… Maintenant, je la sors tous les trois mois, trois mois et demi ! » Cette militante écologiste en est persuadée : « Il n’y a pas de raison que ce défi soit limité à Arles, tout le monde peut faire la même chose, et c’est plutôt facile ! »

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Anne Thoumieux, autrice de J’arrête le plastique ( Editions Leduc), confirme : « Je crois beaucoup en ce genre d’initiatives. Plein de gens ne le feraient pas individuellement, mais agir à l’échelle d’une ville, d’une rue, développe un sentiment d’appartenance. Ça donne du courage et de l’espoir, le fait d’être dans l’action réduit l’éco-anxiété ! »

« Besoin des pouvoirs publics »

Il est parfois difficile de faire changer les vieilles habitudes : « Il y a quand même cette idée globale que quand on a réussi, il faut continuer le business as usual, comme on dit dans les affaires », déplore Stéphanie Dick. Pour aider à faire passer la pilule auprès de certains commerçants réticents, le « challenge zéro bouteille plastique » permet aux restaurants de vendre l’eau des fontaines installées chez eux.

A défaut d’en trouver d’en trouver dans la rue… Il n’y a actuellement que deux fontaines publiques à Arles, « dont une en piteux état ». Stéphanie Dick estime qu’il n’y a pas, sur cette question, « de politique publique globale à Arles. » « Il y a absolument besoin des pouvoirs publics pour que cela prenne de l’ampleur, pour coordonner quelque chose qui aurait plus d’envergure, s’emballe-t-elle. Mais j’en suis convaincue : c’est faisable partout ! »

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