Nantes : Le maire de La Chapelle-sur-Erdre signe à son tour un arrêté anti-pesticides

ENVIRONNEMENT Fabrice Roussel, maire PS, interdit l'épandage à moins de 150 mètres des habitations

F.B.
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Des pesticides déversés sur un champ de patates, dans le nord de la France (image d'illustration).
Des pesticides déversés sur un champ de patates, dans le nord de la France (image d'illustration). — Philippe HUGUEN / AFP

Fabrice Roussel rejoint à son tour la fronde des élus locaux. Le maire socialiste de La Chapelle-sur-Erdre, commune de la banlieue nantaise, vient en effet de signer un arrêté municipal contre les pesticides. Concrètement, la ville interdit l'usage et l'épandage de produits phytosanitaires à moins de 150 mètres d'une habitation. Une mesure qui « s'inscrit dans une démarche d'élimination des produits qui polluent les sols avec des conséquences sur l'environnement et la santé ».

Par cet arrêté municipal, dont la légalité reste à démontrer, la mairie de La Chapelle-sur-Erdre « s'engage ainsi aux côtés du maire de la commune de Langouët [Ille-et-Vilaine] dont la démarche va dans le bon sens en faisant pression sur les autorités pour les inciter à travailler en faveur de cette lutte fondamentale pour la qualité de nos sols, de notre biodiversité, de notre alimentation et de la santé ».

L'arrêté de Langouët a été suspendu

Précurseur, l'arrêté municipal de Langouët, adopté le 18 mai dernier, a été attaqué en justice par la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal administratif a ensuite décidé, le 27 août, de suspendre l'arrêté en question.

C'est dans ce contexte que le gouvernement lance cette semaine une concertation publique afin de légiférer sur une distance minimale entre les habitations et les champs traités. Suivant les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses),il pourrait proposer de fixer à 5 ou 10 mètres la distance minimale entre les habitations et l'épandage de produits phytosanitaires.