Un agriculteur sur deux touché par la sécheresse ou la canicule, selon Groupama

TEMPERATURES Près de 20.000 agriculteurs ont sollicité un remboursement des dégâts causés par la sécheresse et la canicule

20 Minutes avec AFP

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Un agriculteur constate la sécheresse de ses champs, à Treffieux (Loire-Atlantique).
Un agriculteur constate la sécheresse de ses champs, à Treffieux (Loire-Atlantique). — F.Elsner/20Minutes

En raison des pertes causées par la sécheresse et la canicule qui ont sévi cette année, un agriculteur sur deux, assuré chez Groupama, a ouvert un dossier sinistre, a fait savoir l’assureur, ce vendredi.

« Un assuré sur deux nous a fait une déclaration de sécheresse ou de canicule », a indiqué Delphine Létendart, directrice du marché agricole chez Groupama.

La région Rhône-Alpes, le nord et l’est de la France particulièrement touchés

Ainsi, 14.000 titulaires d’une assurance agricole chez Groupama ont sollicité un remboursement des dégâts causés par la sécheresse​, et cela monte à 20.000 avec les effets de la canicule, sur environ 42.000 assurés, selon Delphine Létendart.

Les zones les plus touchées sont la région Rhône-Alpes, le nord et l’est de la France, « mais comme il y a eu des orages localisés, les pertes ne sont pas homogènes » dans une même zone, explique-t-elle. « En matière de pertes, on approche les 60 millions d’euros à la mi-août » pour les clients agriculteurs de Groupama, mais l’assureur n’aura de chiffres définitifs qu’à l’issue des récoltes de maïs, fin octobre, selon Delphine Létendart.

« On peut rattraper une partie du potentiel perdu »

En raison de la sécheresse, les cultures de maïs ont moins d’épis et moins de grains, mais comme il a plu en fin d’été, si les grains ont suffisamment grossi, « on peut rattraper une partie du potentiel perdu », indique-t-elle. La viticulture a également subi des pertes, d’autant qu’elle avait « déjà été concernée par la grêle au printemps », souligne Delphine Létendart, ajoutant que la canicule a occasionné des pertes « comme on en voit rarement pour une culture habituée à la sécheresse ».

Sur 448.500 agriculteurs (chiffre Mutualité Sociale Agricole), seuls 30 % ont souscrit une assurance pour leur exploitation, surtout des céréaliers et des viticulteurs, dont un tiers environ chez Groupama.