Le président congolais a voyagé dans un avion de ligne privé pour venir à Paris parler écologie avec Macron

IRONIE Ce voyage entre Brazzaville et Paris est estimé à 456.000 euros

20 Minutes avec agences

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Le président congolais Denis Sassou Nguessou rencontre Emmanuel Macron le 2 septembre 2019 à Paris.
Le président congolais Denis Sassou Nguessou rencontre Emmanuel Macron le 2 septembre 2019 à Paris. — Thibault Camus/AP/SIPA

Le président congolais Denis Sassou Nguessou est venu discuter ce mardi avec Emmanuel Macron du sort de la forêt du bassin du Congo, cruciale pour l’équilibre du climat. Mais pour cette rencontre placée sous le signe de l’environnement, le président congolais a fait le voyage… en avion privé.

Denis Sassou Nguesso a en effet voyagé à bord d’un Boeing 787 Dreamliner privé. L’appareil, immatriculé 2-DEER, a fait le trajet de Brazzaville à l’aéroport du Bourget. Mis en service en 2016, il s’agit d’un des avions les plus luxueux disponibles sur le marché.

Protéger la forêt et les tourbières

Capable de transporter 40 passagers, il dispose d’une vaste cabine de 220 m² avec un salon-salle à manger, une chambre, une salle de bains et une vingtaine de sièges d’un confort de première classe. Son heure de vol serait facturée environ 63.800 euros, selon les chiffres évoqués par la presse. Cela placerait le coût d’un aller simple Brazzaville-Paris à près de 456.000 euros.

Le président congolais a ensuite rencontré Emmanuel Macron pour discuter de la protection de la forêt et de la biodiversité du bassin du Congo. Lors de cette rencontre, il a réitéré son soutien à l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI), un partenariat lancé par la Norvège et doté d’environ 60 millions d’euros.

Le Congo-Brazzaville s’est notamment engagé à mettre en place un plan de protection de la forêt, de la biodiversité et des tourbières en échange d’une aide financière, ont indiqué les deux présidences. En juillet, Greenpeace avait demandé « l’annulation de tous les blocs pétroliers » dans la forêt du bassin du Congo. Ces tourbières stockent 30,6 milliards de tonnes de carbone, soit trois fois la production mondiale annuelle de CO2, selon l’ONG.