Gers : Pour sauver des platanes de l’abattage, il est perché depuis mercredi dans un arbre à Paris

MOBILISATION Une association de Condom, dans le Gers, lutte contre l’abattage programmé d’une vingtaine de platanes. Thomas Brail porte ce combat à Paris, où il dort depuis mercredi dans un arbre en face du ministère de la Transition écologique…

N.S. avec AFP

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Thomas Brail, un militant écologiste, perché dans un platane à Paris pour protester contre l'abattage d'arbres dans le Gers.
Thomas Brail, un militant écologiste, perché dans un platane à Paris pour protester contre l'abattage d'arbres dans le Gers. — Martin Bureau / AFP

Le rendez-vous est fixé ce lundi à 19 h. Le collectif « Sauvons les arbres de Condom » organise une réunion publique d’information au kiosque de la sous-préfecture du Gers. L’objectif de l’association : éviter l’abattage d’une vingtaine de platanes, prévu par la mairie de cette ville d’environ 6.500 habitants dans le cadre d'un aménagement urbain.

Cette mobilisation locale est relayée depuis mercredi à Paris par Thomas Brail. « Monté » du Gers où il vit, ce militant écologiste, fondateur du Groupe national de surveillance des arbres, passe ce dimanche sa cinquième journée perché dans un platane, face au ministère de la Transition écologique. Il y a déjà dormi quatre nuits, dans un hamac. Ce militant écologiste avait déjà mené de telles opérations à Condom et à Mazamet, dans le Tarn.

Pour « Sauvons les arbres de Condom », « l’office national des forêts a expertisé tous les arbres des Promenades en 2017 : il n’en a déclaré aucun dangereux, et préconisé l’abattage dans l’année d’un seul d’entre eux, porteur de champignons parasites ».

Toujours d’après ce collectif, l’abattage de « 24 arbres sains » est « illégal », selon deux articles du code de l’environnement sur la protection des alignements d’arbres (article L350-3) et des espèces protégées qui peuvent y vivre (article L411-1). En l’occurrence, des pipistrelles, une espèce de chauve-souris…