Incendies en Amazonie : Un premier « avion G7 » en action au Paraguay

AMAZONIE Le G7 avait décidé de débloquer 20 millions d’euros pour envoyer des avions en Amazonie, ce qui n’était pas du goût du président brésilien

20 Minutes avec AFP

— 

Un pompier essaie de contrôler le feu près de Charagua, en Bolivie à la frontière avec le Paraguay. Un premier bombardier, financé par le G7, a été envoyé jeudi 29 août 2019 au Paraguay pour lutter contre les incendies.
Un pompier essaie de contrôler le feu près de Charagua, en Bolivie à la frontière avec le Paraguay. Un premier bombardier, financé par le G7, a été envoyé jeudi 29 août 2019 au Paraguay pour lutter contre les incendies. — AFP

Un premier bombardier d’eau pour lutter contre les flammes. Un avion a décollé mercredi au Paraguay pour arroser les incendies de forêt amazonienne de ce pays, financé par le G7 en coordination avec le Chili, a indiqué la présidence française jeudi. D’autres décolleront depuis la région « dans les prochaines heures, notamment vers la Bolivie », également très touchée par les feux de forêt, a précisé l'Elysée.

Une aide de 20 millions de dollars décidée par la G7

Une première évaluation des besoins des pays amazoniens pour éteindre les feux, conduite par le Chili, a identifié la nécessité de louer des avions bombardiers d’eau pour arroser les zones d’incendies, explique Paris. Les opérations financées par le G7, qui a annoncé lundi le déblocage d’urgence de 20 millions de dollars, sont coordonnées par le Chili. Pour l’instant, ne sont pas évoqués d’envois d’avions bombardiers d’eau au Brésil, dans l’attente d’une réponse du président Jair Bolsonaro.

Ce dernier avait dans un premier temps refusé l’aide financière du G7, exigeant qu’Emmanuel Macron, qui, selon lui, l’avait traité de « menteur », « retire ses insultes ». Le président brésilien avait ensuite accepté l'aide du G7 mardi sous certaines conditions, puis a renouvelé ses exigences envers le président français mercredi, lequel s’est abstenu de répondre. « Notre plan est sur la table », a seulement commenté jeudi Paris, qui espère que la situation puisse évoluer.

Elargir le cercle des donateurs

La France a décidé d’envoyer une mission en Bolivie pour évaluer les besoins et se dit prête à déployer plusieurs dizaines de pompiers dans le pays. Enfin, a ajouté l’Elysée, la France s’emploie à élargir au-delà du G7 le cercle des donateurs, à la fois pour l’aide d’urgence et pour le plan de reforestation, qui doit être discuté fin septembre, lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

Promesses d’entreprises

Outre les aides déjà annoncées par plusieurs pays, des groupes privés se sont manifestés, comme LVMH (qui a promis 10 millions d’euros) et Airbus, qui fournira des hélicoptères, s’est félicité l’Elysée.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a évoqué jeudi l’idée d’organiser en marge de l’Assemblée générale de l’ONU une réunion consacrée à la situation en Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde, où les incendies se multiplient.