Protection des animaux: Des mesures pour limiter le commerce des girafes et des requins makos

ANIMAUX La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction se réunit tous les deux ou trois ans pour amender la liste des espèces qu’elle régit

20 Minutes avec AFP

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Une girafe vivant à l'état sauvage prise en photo le 21 juin 2017 dans une réserve du Kenya.
Une girafe vivant à l'état sauvage prise en photo le 21 juin 2017 dans une réserve du Kenya. — TONY KARUMBA / AFP

Lors de sa réunion de clôture, ce mercredi à Genève, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a voté définitivement la régulation du commerce de la girafe et du requin mako et le renforcement de la protection d’autres animaux comme les loutres et les éléphants.

La CITES représente plus de 180 pays qui se réunissent tous les deux ou trois ans pour amender la liste des espèces qu’elle régit. L’instance fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces de faune et de flore sauvages et dispose d’un mécanisme qui lui permet d’imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas ces règles.

La population des girafes d’Afrique a décliné de 40 % en trente ans

Parmi les animaux emblématiques, la CITES a introduit cette année la girafe dans son annexe II, qui soumet le commerce international à des permis, à condition qu’il ne porte pas atteinte à la survie des animaux dans la nature.

Les délégués ont ainsi reconnu pour la première fois que le commerce de peau, de cornes, de sabots et d’os de girafes notamment constituait une menace pour la survie de l’espèce. La population des girafes d’Afrique a décliné d’environ 40 % en trente ans et compte aujourd’hui moins de 100.000 animaux, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Le commerce de deux espèces de loutres d’Asie totalement interdit

Dix-huit espèces de raies et de requins et trois de concombres de mer ont fait leur entrée à l’annexe II, marquant un renforcement des espèces marines dont certaines, comme les requins makos, représentent de grands enjeux commerciaux.

La CITES a aussi renforcé la protection de deux espèces de loutres d’Asie, la loutre cendrée et la loutre à pelage lisse, très prisées au Japon comme animaux de compagnie. Elles sont passées de l’annexe II à l’annexe I qui interdit tout commerce international. Les pays ont aussi quasiment interdit le commerce international d’éléphants sauvages d’Afrique pour les mettre en captivité dans des endroits comme des zoos.