Arrêté anti-pesticides : Emmanuel Macron assure « soutenir dans ses intentions » le maire de Langouët

OUI, MAIS Le maire de cette commune est attaqué devant le tribunal administratif à cause de son arrêté, Emmanuel Macron dit vouloir changer la loi

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron est président de la République depuis mai 2017.
Emmanuel Macron est président de la République depuis mai 2017. — Michel Spingler/AP/SIPA

Emmanuel Macron, qui dit avoir « très profondément changé » sur les questions écologiques, a assuré vendredi soutenir « dans ses intentions » le maire breton qui a pris un arrêté anti-pesticides, tout en rappelant la nécessité de respecter la loi, dans une interview à Konbini.

Durant l’interview, le chef de l’Etat a été interpellé, via une vidéo enregistrée, par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) qui a pris, le 18 mai, un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètres des habitations. « Madame la préfète de la République vient de saisir le tribunal administratif pour suspendre cet arrêté, trouvez-vous cela normal », lui a ainsi demandé Daniel Cueff, qui a comparu jeudi pour défendre sa décision.

« Il a raison sur ses motivations »

« Il y a des lois, elle (la préfète) doit les faire respecter, donc je serai toujours derrière les préfets qui font respecter les lois », a d’abord plaidé Emmanuel Macron, en estimant que « la solution n’est pas de prendre un arrêté qui n’est pas conforme à la loi » mais plutôt « de mobiliser pour changer la loi ». En ce sens, le chef de l’Etat a souhaité « aller vers un encadrement des zones d’épandage de pesticides », en pointant « les conséquences sur la santé publique ».

« Donc Monsieur le maire, il a raison sur ses motivations », a déclaré Emmanuel Macron, alors que la décision du tribunal administratif de Rennes est attendue la semaine prochaine et que la justice est saisie à Rouen pour un cas similaire d’arrêté municipal dans l’Eure. « Je le soutiens dans ses intentions », a-t-il insisté.

« Mais je ne peux pas être d’accord quand on ne respecte pas la loi, c’est normal, et ça on va le changer vite », a-t-il poursuivi, en évoquant la nécessité « d’avoir aussi des discussions avec les agriculteurs, les producteurs pour que ça leur permette de fonctionner, parce que tout ça a un coût pour eux ».