Islande: Nouvel échouage de baleines pilotes

ANIMAUX Des badauds ont commencé le travail avant l'arrivée des équipes de sauvetage vendredi soir, qui ont lutté une bonne partie de la nuit pour maintenir en vie ces baleines-pilotes

B.D. avec AFP

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Illustration: Un volontaire verse de l'eau sur une baleine-pilote échouée sur une plage à Farewell Spit, en Nouvelle-Zélande, le 11 février 2017.
Illustration: Un volontaire verse de l'eau sur une baleine-pilote échouée sur une plage à Farewell Spit, en Nouvelle-Zélande, le 11 février 2017. — Marty MELVILLE / AFP

Une cinquantaine de baleines pilotes se sont échouées et une vingtaine d'entre elles sont mortes sur un rivage du sud-ouest de l'Islande, a-t-on appris ce samedi auprès des services de secours, un phénomène qui reste inexpliqué deux semaines après la mort de 52 cétacés échoué dans l'ouest de l'île.

Les globicéphales, ou baleines-pilotes, ont été découvertes vendredi soir dans la région de Gardur, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Reykjavik. D'après les médias locaux, les badauds avaient commencé le travail avant l'arrivée des équipes de sauvetage vendredi soir, qui ont lutté une bonne partie de la nuit pour maintenir en vie ces baleines-pilotes, une espèce abondante dans l'Atlantique estimée à entre 500.000 et 800.000 individus.

Repartis au large

«Quelque 90 volontaires ont travaillé toute la nuit pour garder les animaux humides», a déclaré David Mar Bjarnason, porte-parole de l'Association islandaise de recherche et de sauvetage. A 8h locales (9h à Paris), les derniers cétacés sauvés avaient repris le large. «Il a fallu attendre la marée haute pour les renvoyer à la mer», a expliqué David Mar Bjarnason.

Le 18 juillet dernier, ce sont 52 animaux gisant sur le sable qui ont été repérés sur une plage sauvage dans l'ouest de l'île de l'Atlantique nord.

Les baleines sont particulièrement vulnérables lorsqu'elles se rapprochent des côtes pour chasser leurs proies et que les eaux du littoral sont peu profondes. Les raisons pour lesquelles elles s'échouent, et en si grand nombre, demeurent mystérieuses. Certaines théories évoquent l'interférence de champs magnétiques, d'autres soulignent le rôle central d'un individu dominant au sein d'un groupe qui le suit «quoi qu'il arrive», avait expliqué en juillet Gisli Vikingsson, de l'Institut de recherche marine de Reykjavik.