VIDEO. Canicule: «J’avais l’impression d’être dans un four», nos internautes racontent comment ils ont vécu sous plus de 40°C

VOUS TEMOIGNEZ L’Europe et particulièrement la France ont connu un gros coup de chaud lors de la semaine du 22 juillet

Tristan Lescot

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Paris a connu un pic de chaleur le jeudi 25 juillet.
Paris a connu un pic de chaleur le jeudi 25 juillet. — LEWIS JOLY
  • De fortes chaleurs se sont abattues sur une grande partie de l’Europe dans la semaine du 22 juillet.
  • Le nord de la France a été particulièrement touché par cet épisode caniculaire.
  • Avec le réchauffement climatique, cette brutale montée des températures devrait devenir de plus en plus fréquente et s’étaler sur des périodes de plus en plus longues.

40,1 °C à Rennes, 40,8 °C à Tours, 41,3 °C à Dunkerque, 42,6 °C à Paris… Et nous pourrions continuer comme ça pendant longtemps. Du 22 au 26 juillet, la France a connu un épisode de canicule relativement bref, mais particulièrement intense; comme si une bonne partie du pays était devenue un gigantesque sauna.

Et, ces périodes de fortes chaleurs ont des conséquences directes sur notre organisme : mauvaise circulation sanguine, déshydratation, nausées, perte d’appétit, étourdissements… La canicule n’est pas de tout repos et le gouvernement a été très vigilant à ce que la situation dramatique de 2003 ne se reproduise pas

Chez nos internautes, le ressenti de cette semaine sous des températures souvent suffocantes a été plus ou moins bien vécu.

Métro, boulot... et canicule 

Pour Angélique, ce fut clairement une horreur : « Enceinte de sept mois, j’avais l’impression de suffoquer, je devais user de plusieurs stratégies pour supporter tant bien que mal ces températures intenses, comme me rendre régulièrement à la piscine, fréquenter les centres commerciaux climatisés ou bien prendre plusieurs douches tièdes par jour. » « La nuit, dormir avec le ventilateur tout en usant d’un brumisateur m’a permis de fermer l’œil quelques heures, mais c’était vraiment dur », raconte-t-elle. Katty, elle, souffre de fibromyalgie, autant dire que les fortes chaleurs de la semaine dernière l’ont mise à rude épreuve : « J’ai eu des palpitations et une sensation d’oppression. J’ai eu des malaises fréquents, même au repos, et l’impression que j’allais avoir une crise cardiaque. »

« Vive la pluie » explique comme il a géré ces quelques jours de canicule mais reconnaît que ce fut loin d’être évident : « Ma maison, super bien isolée, n’a pas pu nous protéger de cette chaleur au-delà du 3e jour de canicule… Le plus dur, ce fut d’occuper ma fille qui a l’habitude de se promener tous les jours. Pour le travail, pas de climatisation au bureau, le télétravail a été autorisé à tout le monde... Donc j’ai travaillé de chez moi, en short et devant le ventilo ! » Gwenn, pour sa part, a dû supporter des conditions de travail épouvantables : « Pas de climatisation, le soleil tapait toute la journée dans les fenêtres des locaux mal isolés, un petit bureau avec un ordi allumé nuit et jour. Aucune mesure n’a été prise, nous avons dû téléphoner à la DRH pour demander l’autorisation de venir une heure plus tôt jeudi et donc de repartir une heure plus tôt sans quoi personne ne se serait préoccupé de nous. Ça dépasse les bornes. » Rappelons que l’employeur a une obligation de sécurité et de protection de la santé de ses salariés, notamment en période de canicule.

« Cette canicule a été plus facile à vivre qu’une vague de froid »

Heureusement, toutes et tous n’ont pas vécu une semaine aussi éprouvante. Anna avait peur pour son enfant qui souffre d’une pathologie chronique et au final, tout s’est plutôt bien passé : « Cette canicule a été plus facile à vivre qu’une vague de froid. Une bonne hydratation, plus de douches et une marche le soir, à la fraîche, ont facilité cette vague de chaleur. » Nicolas, aussi, ne s’est pas senti oppressé par la canicule, bien au contraire : « Je l’ai bien vécu, car j’étais au travail. Comme je suis adjoint administratif, mon bureau était au frais. Mais j’adore la chaleur et ce n’était pas un problème pour moi de l’affronter. De plus, j’ai de la chance, mon appartement est au rez-de-chaussée, et je n’ai jamais le soleil... Du coup, il fait frais à l’intérieur, j’ai pu dormir comme un loir. »

Ce sentiment reste, malgré tout, minoritaire. Vio, parisienne, en vient même à s’inquiéter pour sa santé : « J’ai dû déjeuner dehors jeudi à l’ombre, pour le travail, j’avais l’impression d’être dans un four. Le four est passé en mode chaleur tournante quand le vent s’est levé. Bien qu’à l’ombre, j’avais l’impression de brûler. J’ai eu peur pour mes enfants, qui sont restés au centre de loisirs. J’ai pensé à les emmener au travail mais je craignais de leur faire faire ces 10 minutes (15 à vitesse d’enfant) par 40 degrés. La nuit, j’ai tenté de rafraîchir les draps en les mettant au congélateur mais l’effet était de trop courte durée. J’ai aussi tenté l’astuce de mettre des bouteilles d’eau congelées dans le lit, ça permet au moins de se coller à quelque chose de frais pendant la nuit. Mes enfants ont dormi à côté du ventilateur. C’est la première fois de ma vie que je suis inquiète pour ma santé et celle de mes proches à cause de la chaleur. »

Beaucoup de nos internautes mettent en garde : il va falloir s’habituer à des épisodes de fortes chaleurs de plus en plus longs, de plus en plus fréquents. Et, comme le signale Anna : « S’adapter dans les prochaines années. » S’adapter et anticiper pour supporter les effets du réchauffement climatique.