Etretat: La baignade interdite pendant au moins une semaine après l'incendie de la station d'épuration

POLLUTION Un système de traitement provisoire des eaux usées sera mis en place d’ici « deux à trois semaines » selon la préfecture de Seine-Maritime

20 Minutes avec agences

— 

etretat
etretat — eric

La baignade est interdite à Etretat (Seine-Maritime), au moins jusqu’au milieu de la semaine prochaine. Cette décision fait suite à l’incendie qui a touché la station d’épuration de la ville normande, selon les autorités.

Le levée de l’interdiction dépendra des résultats d’analyse de l’eau, qui seront connus « mercredi ou jeudi » selon Emmanuelle Martin, ingénieure à l’Agence régionale de santé (ARS). La baignade est également interdite sur les plages voisines d’Yport, Le Tilleul et Vattetot-sur-mer.

Des camions-citernes pour pomper les eaux usées

Après un incendie d’origine accidentelle dans la nuit de mercredi à jeudi, la station d’Etretat a « perdu la capacité d’épuration normale de l’eau », selon le directeur de cabinet du préfet de Seine-Maritime. « L’incendie s’est propagé à une bonne partie de l’installation électrique ».

Un système de pompage des eaux usées avec une « noria de camions-citernes » a été mis en place pour que l’eau soit traitée par des stations voisines, a-t-il ajouté. « Si rien n’est fait, on se retrouve avec tous les égouts dans la mer, comme dans les années 1960 ou 1970 ». Les camions procèdent à un « vidage total ou partiel » des eaux usées.

La reconstruction de la station prendra des mois

Un système de traitement provisoire sera mis en place « lundi ou mardi » pour remplacer les camions. Des prélèvements seront effectués pour mesurer son efficacité. L’ARS a aussi effectué des prélèvements ce jeudi, dont les résultats seront connus dans les 48 heures. D’autres prélèvements sont prévus sur des gisements de moules au large.

D’ici « deux à trois semaines », un nouveau système de traitement provisoire permettra un « très très bon niveau d’épuration », selon le directeur de cabinet. La reconstruction de la station d’épuration est une « question de mois ».

D’autres interdictions, d’autres types de pollution

La pêche et la consommation des coquillages filtreurs sont par ailleurs interdites depuis le 10 juillet sur le littoral et dans la mer entre le cap d’Antifer et Veulettes-sur-mer, ce qui inclut les quatre plages où la baignade vient d’être interdite. Cette interdiction était due à la présence d’une algue, le dinophysis, selon l’ARS.

Début juillet, près de Caen, jusqu’à neuf communes littorales avaient été invitées à interdire la baignade, en raison d’une pollution « inhabituelle par son intensité et son étendue », selon l’ARS. L’origine de cet épisode de pollution achevé le 5 juillet demeure inconnue, selon le syndicat d’assainissement de la Côte de nacre, dont plusieurs communes membres ont été touchées.