Pollution aux particules ultrafines: «On doit interdire les véhicules pour sauver la planète»

VOUS TEMOIGNEZ Pour lutter contre la pollution due aux particules fines et ultrafines, nos internautes ont des solutions responsables voire radicales

T.L

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La pollution devient de plus en plus insupportable
La pollution devient de plus en plus insupportable — HOUPLINE-RENARD/SIPA
  • L’Agence nationale de sécurité sanitaire a lancé lundi un avertissement sur les particules ultrafines.
  • Ce n’est pas la première fois que l’Anses alerte sur les dangers des particules fines sur notre santé.
  • L’Anses recommande en conséquence de réduire sérieusement le trafic routier.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire a mis en garde, lundi, contre les dangers que représentent les particules ultrafines pour notre organisme. Ces particules ultrafines proviennent aussi bien des poussières recrachées par les gaz d’échappement que de la combustion résiduelle de bois et de charbon ou encore des émissions rejetées par le crissement des pneus sur les routes.

« Les particules ultrafines ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire : elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine », indique Guillaume Boulanger, de l’unité d’évolution des risques liés à l’air à l’Anses. Quant aux carbone suie et carbone organique, ils comprennent « des composés très réactifs qui vont créer des inflammations au niveau respiratoire plus importantes et ils peuvent aussi provoquer des cancers », toujours selon l’Anses.

Face à ce constat alarmant et pour lutter contre la polltuion de l’air, nos internautes ont décidé d’adapter leur mode de vie.

« J’ai réduit tout ce qui pouvait être superflu »

Nathalie a décidé de changer de véhicule grâce à la prime à la conversion du gouvernement. « J’utilise mon véhicule que pour aller travailler (emploi de nuit donc pas de transports en commun) ou faire des grosses courses, raconte-t-elle. J’ai aussi banni tous les aérosols insecticides ou produits parfumants. J’utilise des produits ménagers plus naturels. Je fais tous mes petits déplacements à vélo… J’ai réduit ma consommation de tout ce qui pouvait être superflu. » Et, Nathalie a parfaitement adopté ses nouvelles habitudes. « Je me sens mieux, j’ai également l’impression de vivre plus simplement, plus naturellement », assure-t-elle.

Elle souhaiterait que son effort individuel soit suivi par tous, y compris par celles et ceux qui nous gouvernent : « Si seulement tous les gouvernements pouvaient plus contribuer en proposant comme dans certains pays des cars de ramassage pour les travailleurs, arrêter de faire venir de l' autre bout du monde des produits que nous avons près de chez nous pour limiter tous ces transports polluants ! Intégrer des cours d’écologie citoyenne à l’école comme matière à part entière ! » « A quand le port de masque obligatoire pour sortir dans la rue ? », se demande-t-elle.

« Ne pas avoir de voiture est tout à fait possible en ville »

Lemarcheur rappelle, quant à lui, que les problèmes liés à la pollution de l’air étaient « prévisibles ». Il a effectué sa transition écologique il y a plus de 30 ans et en appelle à la responsabilité citoyenne à travers différentes actions : « Revendre son véhicule, ne jamais habiter à plus de 2 ou 3 kilomètres de son lieu de travail pour pouvoir s’y rendre en transports en commun, à pied ou à bicyclette… Ne pas avoir de voiture est tout à fait possible en ville et permet d’épargner les poumons de nos concitoyens mais aussi 200 à 300 euros par mois »

Arbalette souhaite aller encore plus loin. « On doit interdire les véhicules. Même si ça peut choquer, on se mettra à trouver des solutions, si l’on veut vraiment se sauver et sauver la planète. À un moment donné, on doit faire des choix dans ce que l’on veut vraiment. Tout n’est pas qu’une question de taxes, mais savoir se remettre en questions », lance-t-elle.

Pour Maryne, modifier son mode de vie pour ne plus être exposé-e à la pollution due aux particules fines et ultrafines ne suffira pas « Il y a des choses à faire mais pourquoi toujours demander aux mêmes des efforts ? Et les grandes entreprises industrielles qui recrachent des tonnes et des tonnes de particules fines ? », s’interroge-t-elle. La nouvelle ministre de l'Ecologie Elisabeth Borne aura certainement à se pencher sur la question dans les prochains mois.