Le record absolu de chaleur a été battu près du pôle Nord

CLIMAT Le mercure a atteint 21 degrés Celsius dimanche à Alert

20 Minutes avec AFP

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Le record absolu de chaleur a été battu près du pôle Nord (illustration)
Le record absolu de chaleur a été battu près du pôle Nord (illustration) — ZEPPELIN/SIPA

Alors que juin a battu un record de chaleur dans le monde entier ou encore que le retour de la canicule est annoncé pour la semaine prochaine en France, le record absolu de chaleur vient d’être enregistré près du pôle Nord.

Le mercure a atteint 21 degrés Celsius dimanche à Alert, l’endroit habité le plus septentrional de la planète, à moins de 900 kilomètres du Pôle Nord, a indiqué mardi la météo canadienne.

« C’est assez phénoménal »

« C’est assez phénoménal comme statistique, c’est un exemple parmi des centaines et des centaines d’autres des records établis par le réchauffement climatique », a souligné Armel Castellan, météorologue au ministère canadien de l’Environnement.

La température à Alert était de 21,0 degrés le 14 juillet puis 20,0 degrés le 15 juillet : « C’est un record absolu, on n’a jamais vu ça », a confirmé Armel Castellan. De telles températures aussi élevées au nord, « c’est complètement foudroyant », d’autant que « ça fait une semaine et demie qu’on a des températures beaucoup plus chaudes qu’à l’habitude ».

La moyenne des températures maximales est de 6,1 degrés

Le précédent record, de 20 degrés Celsius, remontait au 8 juillet 1956, mais depuis 2012 plusieurs journées comprises entre 19 et 20 degrés ont été enregistrées dans cette station située sur le rivage de l’océan Arctique.

La moyenne quotidienne en juillet est de 3,4 degrés à Alert, et la moyenne des températures maximales y est de 6,1 degrés. La vague de chaleur actuelle s’explique par une « crête de haute pression » qui se maintient sur le Groenland, ce qui est « assez exceptionnel » et « aide à avoir des vents du sud » sur l’océan Arctique, a observé le météorologue.

« Le changement climatique a une influence très indirectement ou directement, bien sûr », sur ce record, d’autant que l’Arctique se réchauffe trois fois plus vite qu’ailleurs sur la planète, a-t-il fait valoir, y voyant une démonstration de plus de l’urgence à réduire drastiquement les émissions de carbone.