Sécheresse: Les restrictions d'eau sont renforcées en Vendée

CHALEUR De nombreuses nappes phréatiques en France affichent des niveaux «inférieurs» à ceux de l'an dernier, selon des analyses

20 Minutes avec AFP

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Un ruisseau à sec dans la Sarthe (image d'illustration).
Un ruisseau à sec dans la Sarthe (image d'illustration). — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Les mesures de restrictions d'eau ont été renforcées en Vendée, a annoncé la préfecture ce vendredi. Au moins 32 départements métropolitains sont également touchés par des mesures similaires, selon le site ministériel Propluvia.

Parmi eux, le Loiret, l’Indre, l’Allier, le Tarn, le Lot, la Loire-Atlantique et la Vendée sont en niveau crise sur une partie de leur territoire. Il existe trois niveaux de restriction : l’alerte de niveau 1, l’alerte renforcée et enfin le niveau crise qui interdit les prélèvements non prioritaires y compris à des fins agricoles.

La Vendée est en alerte renforcée ou en niveau de crise sur une large partie de son territoire. « Ces derniers jours, le département de la Vendée a fait face à de très fortes chaleurs et aucune précipitation significative n’a été constatée », souligne la préfecture dans un communiqué, en invitant chaque utilisateur d’eau à « agir afin de maîtriser sa consommation ».

Interdit de remplir sa piscine

A partir de samedi, les prélèvements sont interdits totalement ou partiellement dans plusieurs cours d’eau pour les agriculteurs, particuliers, industriels et collectivités territoriales. La chasse au gibier d’eau et oiseaux de passage est également interdite dans les marais breton et poitevin.

Le préfet de Loire-Atlantique a également annoncé des restrictions vendredi soir avec notamment des interdictions de « remplissage et mise à niveau des plans d’eau et des piscines, nettoyage des véhicules, des bâtiments, des terrasses et des voiries, alimentation des fontaines et douches de plage » sur une partie du département.

Selon le Bureau de recherches géologiques et minières, de nombreuses nappes phréatiques en France affichent des niveaux « peu satisfaisants » et « inférieurs » à ceux de l’an dernier. Au 1er juin, 59 % des nappes se situaient à un niveau « modérément bas à bas ». Cet été prévu plus chaud que la normale, l’établissement public s’attend à des problèmes dans certaines régions (sud de l’Alsace, Bourgogne, amont du Rhône) où les niveaux d’aquifères sont proches des minima enregistrés pour un mois de mai.