Pour lutter contre les dérives, le gouvernement envisage de revoir les règles de la prime à la conversion

VOITURE PLUS PROPRE Cette prime, destinée à acquérir un véhicule plus propre, peut atteindre 4.000 euros pour une voiture diesel ou essence et 5.000 euros pour une hybride ou électrique

20 Minutes avec AFP

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La ministre des Transports Elisabeth Borne, le 3 juillet 2019 à Rennes.
La ministre des Transports Elisabeth Borne, le 3 juillet 2019 à Rennes. — Mathieu Pattier/SIPA

Objectif : empêcher les « dérives » de la prime à la conversion. Le gouvernement envisage en effet de revoir les règles de cette aide, destinée à échanger son véhicule avec un autre moins polluant. Si elle rencontre un « grand succès », certaines attributions « ne sont pas dans l’esprit » des intentions initiales, a affirmé ce vendredi la ministre des Transports Elisabeth Borne.

« Cette prime a un grand succès mais il y a un certain nombre d’utilisations qui ne sont pas dans l’esprit de ce qu’on avait voulu », a affirmé la ministre sur la radio Franceinfo. Selon elle, « quelques dizaines de Français ont acheté des véhicules à plus de 50.000 euros » en profitant de ce dispositif, d’autres des « diesel pas très récents ».

Une « super prime » pour les plus modestes

« On va regarder les critères pour s’assurer qu’on atteint bien la cible, c’est-à-dire des véhicules vraiment plus propres », a ajouté Elisabeth Borne. Selon le journal Le Parisien, 220.000 demandes ont été déposées à la fin juin. A ce rythme cela ferait 450.000 dossiers à la fin de l’année pour un coût de 900 millions d’euros, croit savoir le quotidien. Sollicité par l’AFP, le ministère de la Transition écologique et solidaire n’a pas confirmé ces chiffres.

La prime à la conversion est destinée à aider les Français à remplacer un véhicule ancien par un véhicule moins polluant thermique ou électrique respectant les conditions Crit’Air 1 ou 2. Une « super prime » à la conversion pour les véhicules est notamment proposée pour les 20 % de foyers les plus modestes. Elle peut atteindre 4.000 euros pour un véhicule diesel ou essence et 5.000 euros pour une voiture hybride ou électrique.

Près de 250.000 Français en ont bénéficié en 2018, pour une dépense de 500 millions d’euros. Le gouvernement tablait à l’origine pour 2019 sur un investissement de 600 millions d’euros.