France: La pollution par des eaux usées a diminué en 30 ans en Méditerranée

POLLUTION La pollution de la Méditerranée par les eaux usées des communes et des industries a sensiblement diminué selon l’Agence de l’eau

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'un exercice de dépollution en mer Méditerranée
Illustration d'un exercice de dépollution en mer Méditerranée — FRANCK LODI / SIPA

La pollution  « classique », par les eaux usées des villes et des industries, a considérablement diminué depuis les années 1980 en Méditerranée  française, s’est félicitée jeudi l’Agence de l'eau, qui appelle à faire davantage contre les polluants « émergents ».

« Dans les années 1970 à 1980, la Méditerranée était considérée comme une mer qui se mourait. Elle était étouffée par les rejets polluants. Cette pollution est aujourd’hui beaucoup moins présente », a expliqué le directeur général pour le Rhône, la Méditerranée et la Corse de cet établissement public, Laurent Roy. Depuis, de nombreux efforts ont été faits, avec le soutien de l’Agence de l’eau : de 15 stations d’épuration sur le littoral méditerranéen, la France est passée à 250 aujourd’hui, a souligné Laurent Roy.

De « nouveaux polluants »

Grâce à ces efforts, la pollution organique ou chimique a nettement baissé : division par 20 des taux d’ammonium ou par 10 des taux de phosphore. Ainsi, « 88 % des eaux côtières sont en bon état chimique, et 84 % sont en bon état écologique », selon l’agence, qui souligne toutefois les « défis » qui restent à relever.

Parmi eux, l’adaptation au réchauffement climatique ou les « nouveaux polluants » comme les microplastiques, les phtalates qui empoisonnent les mammifères marins, et les perturbateurs endocriniens, rejetés en quantité de plus en plus importantes et que les stations d’épuration ne parviennent souvent pas à éliminer.