Bretagne: Une plage interdite d’accès en raison des algues vertes

POLLUTION Le maire d’Hillion (Côtes-d’Armor) a pris un arrêté pour interdire l’accès à la plage de La Grandville

J.G. avec AFP

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Des algues vertes échouées sur une plage de Saint-Michel-en-Grève en 2011.
Des algues vertes échouées sur une plage de Saint-Michel-en-Grève en 2011. — Le Saux Lionel / Sipa

L’accès à la plage de La Grandville à Hillion (Côtes-d’Armor) est interdit pour une durée indéterminée depuis samedi. Le maire de la commune a pris un arrêté en raison d’échouages d'algues vertes et des difficultés à les collecter. Pour justifier sa décision, l’édile invoque « l’impossibilité technique de collecter les algues vertes échouées sur le secteur concerné », et « le risque potentiel en matière de santé publique présenté par les amas d’algues échouées non collectées sur ce secteur ».

« C’est un problème de ramassage, un tracteur ne peut pas forcément aller dans des zones rocheuses ou dans la vase et quand les algues arrivent à ces endroits on est souvent en difficulté », indique Mickaël Cosson. « Il est temps, au 21ème siècle, d’employer des moyens différents de ceux de nos grands-parents, à savoir les tracteurs, pour ramasser les algues », a-t-il ajouté, souhaitant voir déployés des moyens « plus efficaces ».

Le maire précise que d’autres plages de la ville, telles celles de l’Hôtellerie et de Fonteneau ont déjà été fermées il y a une semaine, alors que la plage de baignade de Lermot n’est pas concernée.

La baie de Saint-Brieuc pose problème

« Il y a cette année des amas d’algues vertes beaucoup plus importants qui sont arrivés dès mars car les taux de nitrates dans les rivières sont élevés », a réagi André Ollivro, co-président de l'association Halte aux algues vertes, pour qui le fond de la baie de Saint-Brieuc concentre « 50 % des algues vertes de Bretagne ». L’association va lancer le 6 juillet une pétition pour « demander à l’Etat de rendre obligatoires les mesures d’azote à l’hectare chez les exploitants agricoles ».

C’est à proximité de la plage de La Grandville qu'un joggeur avait été retrouvé mort en septembre 2016 dans une vasière, à l’embouchure du fleuve côtier du Gouessant. L’enquête avait été classée sans suite en avril 2017, faute de preuves. Début juin, la famille de la victime a demandé une réparation financière du préjudice subi auprès de la commune, de l’agglomération et de l’Etat.