Toulouse: Plus de 350 commerces ont encore leur vitrine éclairée la nuit (c'est pourtant interdit)

POLLUTION Alors que c’est interdit, 361 commerces de la Ville rose continuent à avoir leurs vitrines éclairées entre 1h et 7h selon un recensement de France Nature Environnement

Beatrice Colin

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Toulouse la nuit.
Toulouse la nuit. — Adrien Duquesnel
  • Depuis le 1er juillet 2013, un arrêté impose aux commerçants d’éteindre leurs vitrines entre 1 h et 7 h.
  • Deux ans après une première opération de ce type, France Nature Environnement a recensé le nombre de commerçants ne respectant pas la réglementation en matière de pollution lumineuse.
  • Au total, 361 vitrines éclairées dans 97 rues de la Ville rose ont été recensées. Ces mauvais élèves vont être sensibilisés par l’association militante.

Haro sur le halo lumineux de la Ville rose. Lorsqu’on se promène dans les rues du centre-ville en pleine nuit, il n’est pas rare de voir des vitrines éclairées… pour pas grand monde. Et sans que cela soit légal. Car depuis un arrêté du 1er juillet 2013, les magasins ont l’obligation d’éteindre leurs lumières entre 1h et 7h du matin sous peine de sanctions.

Au cours d'une maraude organisée par  France Nature Environnement le 1er juin, des militants ont ainsi repéré 361 commerces allumés sur 97 rues parcourues. Deux ans plus tôt, lors d'une première opération de ce type, ils avaient recensé, sur une zone plus restreinte, 92 commerces dans l’illégalité.

Mauvais élèves sensibilisés

« Nous avons remarqué cette année qu’il y avait moins de commerces allumés rue d’Alsace, là où nous avions mené notre première action et sensibilisé les responsables des magasins », relève Elliot Shaw, responsable de l’opération au sein de l’association régionale.

Comme la première fois, les « mauvais élèves » ne respectant pas la loi recevront la visite des « ambassadeurs de la nuit » à partir de ce mardi.

« Pas au courant de la réglementation »

« Ils disent souvent qu’ils ne sont pas au courant de la réglementation, qu’ils oublient d’éteindre, que leur minuteur ne fonctionne pas ou qu’il y a un aspect sécuritaire selon eux à cette lumière. Nous essayons de les sensibiliser », poursuit le militant pour qui cette action est loin d’être gadget.

La pollution lumineuse empêche de voir le ciel étoilé, mais a surtout des conséquences en termes de consommation d’énergie et de production de gaz à effet de serre. Parallèlement au public, FNE Midi-Pyrénées espère que leur opération touchera les élus locaux, en particulier la mairie, capable de faire respecter la réglementation.