«Montagne d’or»: Le patron du projet de mine en Guyane ne s’avoue pas vaincu

POLLUTION Le gouvernement a annoncé qu’il lâchait l’affaire, or il s’agit d’un projet privé

20 Minutes avec AFP

— 

Les mines sont déjà nombreuses en Guyane.
Les mines sont déjà nombreuses en Guyane. — JODY AMIET / AFP

Le projet minier « Montagne d’or » en Guyane, très controversé, « n’est pas finalisé et nécessite encore un long travail d’étude » avant d’être soumis à l’administration, a affirmé le président de la compagnie minière, niant qu’il soit condamné et évoquant un « acharnement » des pouvoirs publics. « Il est tout à fait dénué de base juridique d’affirmer que le projet ne se fera pas », écrit Pierre Paris dans une tribune publiée vendredi dans Les Echos.

« Pour la simple raison que ce projet, porté par des investisseurs privés, n’est pas finalisé et nécessite encore un long travail d’étude avant que notre entreprise puisse le soumettre à l’administration », ajoute-t-il.

« Acharnement suspect »

Le président de la Compagnie minière « Montagne d’or » indique avoir « pris acte » de la position du gouvernement qui a jugé le projet incompatible avec les exigences de protection de l’environnement lors du Conseil de défense écologique le 23 mai. Le ministre de l’Environnement François de Rugy avait notamment affirmé que « le projet ne se fera pas » et qu’il « n’est pas soutenu par le gouvernement ».

Le président de la compagnie minière affirme que le rapport de la mission interministérielle sur le sujet « confirme la pertinence du projet "Montagne d’Or" ». « Pourtant, à plusieurs reprises, des ministres se sont succédé pour affirmer avec véhémence que le projet (…) ne se fera pas », poursuit Pierre Paris pour qui « cet acharnement finit par devenir suspect ».

Le projet « Montagne d’or » « peut être une véritable chance pour la Guyane », déclare Pierre Paris. La Guyane « dispose de nombreux atouts, dont un potentiel minier et pétrolier important », note Pierre Paris, alors que le territoire est confronté à « deux fléaux majeurs que sont l’inactivité forcée et l’orpaillage illégal », estime-t-il.