Éléphants: Le Zimbabwe veut relancer le commerce d'ivoire pour financer l'entretien de ses parcs

ESPÈCES MENACÉES « Que ceux qui nous interdisent de vendre [de l’ivoire] nous donnent de l’argent pour gérer nos parcs », a déclaré un porte-parole

20 Minutes avec agences

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Deux éléphants en Afrique du Sud (illustration).
Deux éléphants en Afrique du Sud (illustration). — CATERS/SIPA

Le Zimbabwe veut reprendre le commerce d’ivoire… mais c’est pour la bonne cause. Au beau milieu d’une crise économique, le pays aimerait vendre son stock d’ivoire, d’une valeur estimée à 300 millions de dollars, afin d’entretenir ses parcs et réserves naturels.

Or, le pays est signataire d’une convention internationale (CITES) depuis 1989 qui interdit le commerce des espèces animales menacées. Un porte-parole de l’Autorité de gestion des parcs et de la faune a déclaré avoir fait une proposition conjointe avec le Botswana, la Zambie et la Namibie, à la CITES.

Une population en chute libre

Les pays proposent de faire passer les éléphants, donc ces pays accueillent une large part de la population africaine, sur la « liste 2 » de la convention. Cela autoriserait la vente de leur ivoire sous certaines conditions, notamment en trophées de chasse.

« Les populations qui vivent près des réserves doivent profiter de la présence des éléphants grâce à la vente de leur ivoire », a estimé le porte-parole. « Que ceux qui nous interdisent de vendre nous donnent de l’argent pour gérer nos parcs. […] La CITES devait réguler le commerce des espèces menacées, s’il n’y a pas de commerce du tout, elle ne sert plus à rien. »

En dix ans, la population d’éléphants en Afrique a perdu 110.000 individus pour passer à 415.000 spécimens, selon l’IUCN. Quelque 40.000 éléphants sont victimes chaque année du braconnage. En mai, le Botswana a rétabli la chasse aux éléphants pour mieux en contrôler la population. Le Zimbabwe, qui accueille 84.000 éléphants, en vend régulièrement à la Chine, pour financer leur protection.