Anna, un anaconda femelle de 8 ans, a fait des bébés sans avoir besoin d'un mâle

BIOLOGIE Anna, 8 ans, 13 kilos et 3 mètres de long, a donné naissance à des petits dans un vivarium où les mâles et les femelles vivent pourtant strictement séparés

20 Minutes avec agence

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Un anaconda (illustration).
Un anaconda (illustration). — Pixabay / ddouk

Les employés de l’aquarium de Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis) ont eu la surprise en janvier dernier de découvrir qu’un anaconda femelle avait donné naissance à trois bébés. Si l’étonnement a été si grand, c’est que les mâles et les femelles évoluent dans des vivariums strictement séparés, explique le Washington Post. Il a donc fallu se rendre à l’évidence : Anna, l’anaconda de 8 ans mesurant plus de trois mètres et pesant 13 kg, s’est reproduite toute seule.

Un cas de parthénogenèse

Le sexe des autres serpents vivant avec Anna a été vérifié par les vétérinaires, qui se sont également assurés que l’animal ne s’était à aucun moment échappé. Des tests ADN ont été pratiqués sur les bébés et sur les 12 œufs contenant des petits mort-nés retrouvés auprès du reptile. Le cas de parthénogenèse a alors été confirmé par les scientifiques. Il s’agit d’un phénomène biologique plus répandu chez les plantes et les insectes que chez les serpents.

Un autre cas de « naissance virginale » avait cependant été signalé chez un anaconda vert dans un zoo britannique en 2014. Les bébés étaient nés vivants. Dans le cas d’Anna, l’un des trois petits découverts vivants est décédé au bout de 48 heures.

« La vie trouvera toujours un moyen de se développer »

La parthénogenèse est un phénomène qui ne se produit pas qu’en captivité. Le processus peut en effet se mettre en place dans la nature, lorsque la femelle ne peut avoir de contacts avec des mâles pendant une période prolongée, indique Tony LaCasse, porte-parole de l’aquarium américain.

« C’est une manifestation du principe "la vie trouvera toujours un moyen de se développer". C’est une méthode de reproduction aussi unique qu’incroyable, mais les chances de réussite sont bien moindres qu’avec une reproduction sexuée », explique-t-il.