Nîmes : Le loup qui rôdait aux portes de la ville depuis deux ans a été abattu

ANIMAUX Une traque avait été lancée le 22 mai dernier par la préfecture

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Un loup gris (illustration).
Un loup gris (illustration). — AUSLOOS HENRI/SIPA

La préfecture du Gard indique qu’un loup a été abattu dans la nuit du 25 au 26 mai, sur le plateau des Costières, dans le cadre d’un tir de défense autorisé par un arrêté, « en vue de protéger un troupeau d’ovins ». Le 22 mai dernier, le préfet, Didier Lauga, avait annoncé qu’une traque avait été lancée, pour tenter de neutraliser l’animal, qui avait été aperçu à plusieurs reprises aux portes de Nîmes,​ depuis mai 2017.

C’est un lieutenant de louveterie bénévole, sélectionné par la préfecture pour le chasser, qui a tué ce loup isolé. Depuis mai 2017, « près de 80 constats de dommages (360 bêtes tuées) ont donné lieu à une indemnisation d’un montant de plus de 100.000 euros, indique la préfecture. En 2018, 10 éleveurs ont bénéficié de financements de l’État et de l’Europe pour protéger leurs troupeaux, pour un montant de plus de 70.000 euros. »

Une autopsie

L’Office national de la chasse et de la faune sauvage a récupéré le cadavre de l’animal et l’a transmis au laboratoire départemental d’analyses du Gard. La préfecture indique qu’une autopsie permettra de connaître l’origine génétique de cet animal.

« Au début, je n’y croyais pas une minute, mais les experts nous disent que l’on est face à un loup solitaire, ce qui est rare, et sur un terrain périurbain plat, ce qui est également atypique, avait souligné Didier Lauga, le préfet du Gard, en lançant la traque, le 22 mai dernier. Ça inquiète la population, au-delà du monde agricole. Même s’il n’y a pas d’attaques d’humains, il y a un irrationnel, une émotion autour du loup. »