VIDEO. Après avoir tué plusieurs chevaux, l'ours Goiat pourrait dire adieu aux Pyrénées

BIODIVERSITE Goiat, un ours lâché en Catalogne en 2016, pourrait être retiré à cause ses agressions répétées, et anormales, contre des chevaux sur les deux versants des Pyrénées

B.C. avec AFP

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Illustration d'un ours slovène.
Illustration d'un ours slovène. — JOLY OLIVIER/SIPA

Lundi matin, près de 200 personnes manifestaient devant la sous-préfecture d’Argelès-Gazost, dans les Hautes-Pyrénées, pour demander, entre autres, le retrait de Goiat. Cet ours brun originaire de Slovénie, a été lâché en juin 2016 sur le versant espagnol des Pyrénées et depuis il enchaîne les agressions contre les équidés.

Il est soupçonné d’avoir tué plusieurs animaux dans les vallées du Louron et de la Barousse ces dernières semaines. Et d’autres attaques auraient été perpétrées la semaine dernière du côté de Gavarnie.

A l’issue d’une rencontre avec les services de l’Etat, il a été indiqué que le plantigrade était classé « ours à problèmes » sur toute l’année, ce qui permet la mise en place d'effarouchements.

Mais du côté des autorités espagnoles, on réfléchit depuis plus d’un an à son retrait du massif. « Il a un comportement anormal, de prédateur excessif, et s’en prend à des animaux que les ours n’attaquent pas normalement, comme les chevaux, poulains et juments et à proximité d’habitations et de villages », a indiqué une porte-parole du « ministère » régional catalan chargé de l’Environnement qui le soupçonne d’au moins trois attaques dans le Val d’Aran, où son collier GPS a été détecté. Le mois dernier il a carrément dévoré un poulain, une brebis et une agnelle.

Claverina aussi

« Il est très étrange qu’un ours tue des chevaux adultes – y compris de 500 kg – et cela alarme beaucoup », a reconnu Guillermo Palomero, président de la Fondation Oso Pardo, selon qui son comportement « pourrait conduire à son retrait ».

Pour l’heure, il est encore question de le dissuader de récidiver en l’effrayant avec des pétards et des balles en caoutchouc.

Dans le viseur des éleveurs se trouvent aussi l’ourse slovène Claverina. Lâchée dans les Pyrénées côté français début octobre, elle s’est attaquée à des brebis espagnoles. Les deux pays ont convenu de renforcer leur coopération pour prévenir les attaques

Lors d’une réunion à son sujet la semaine dernière, les représentants des gouvernements espagnol et français ont convenu de renforcer leur collaboration pour prévenir les attaques.