Toulouse: Ces petites écorces de platanes vont en dire long sur la pollution que nous respirons

AIR Les premières avancées du projet de science participative NanoEnvi sont présentées ce dimanche au Quai des Savoirs dans le cadre de la semaine européenne du développement durable

Beatrice Colin

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Sonia Rousse et Mélina Macouin, chercheuses au sein du laboratoire Géosciences Environnement Toulouse ont lancé il y a un an NanoEnvi
Sonia Rousse et Mélina Macouin, chercheuses au sein du laboratoire Géosciences Environnement Toulouse ont lancé il y a un an NanoEnvi — B. Colin / 20 Minutes
  • Depuis un an, 170 foyers toulousains participent à une expérience de science participative.
  • Ils ont installé des écorces de platanes chez eux, des biocapteurs capables de mesurer les nanoparticules magnétiques issues du trafic routier.
  • Un premier bilan de cette expérience sera dressé ce dimanche au Quai des savoirs à l’occasion de la semaine européenne du développement durable.

Il y a un an, 170 Toulousains acceptaient de participer à une expérience de science participative, NanoEnvi. Pour mesurer la pollution aux nanoparticules, le laboratoire Géosciences environnement Toulouse a eu l’idée d’installer des biocapteurs chez les habitants. Sans que cela demande des efforts particuliers, puisqu’il s’agissait de fixe des morceaux de platanes attachés à un fil de pêche à l’intérieur et à l’intérieur de leur logement.

Tous les jours, les nanoparticules magnétiques se déposent sur ces petits bouts d’écorces, un indicateur de la pollution émises par le trafic routier, lors du freinage ou de la combustion du moteur, ou par les feux de cheminées.

Exemple des particules magnétiques au laboratoire GEM de Toulouse.
Exemple des particules magnétiques au laboratoire GEM de Toulouse. - B. Colin / 20 Minutes

Ce dimanche, à l’occasion de la semaine européenne du développement durable, les deux chercheuses en charge de ce projet présenteront au grand public leurs avancées.

« Nous venons de lancer la campagne de récupération des capteurs. Nous avons déjà pu mesurer la pollution sur les capteurs rendus plus tôt par un habitant et on peut dire qu’il y a des particules. Après la question est de savoir quels sont les facteurs qui influent sur la hausse de la pollution », relève Mélina Macouin, une des chercheuses.

Résultats en décembre

Est-ce que la présence d’une végétation importante à côté joue un rôle ? Est-ce que les aménagements urbains aussi ? Autant de questions qui trouveront une réponse lorsque les analyses des écorces seront achevées, d’ici à la fin de l’année.

Elles permettront de savoir aussi si l’air est plus respirable à l’intérieur qu’à l’extérieur, ou si au contraire il est saturé par l’accumulation de nanoparticules. « Nous avons d’ores et déjà constaté que les gens sont intéressés et conscients de la pollution de l'air, quel que soit l’âge. Ils apprécient aussi que les scientifiques aillent à leur rencontre », enchaîne Sonia Rousse du GET.