Toulouse: Trois bébés faucons pèlerins sont nés tout en haut d’une grande cheminée, et c’est inédit

BIODIVERSITE Les observateurs attendaient le faire-part depuis des décennies, trois bébés faucon pèlerins sont nés à Toulouse, en haut d’une tour d’usine

Helene Menal

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Un bébé faucon pèlerin. Illustration.
Un bébé faucon pèlerin. Illustration. — Kdsphotos - PixaBay
  • Trois bébés faucons pèlerins sont nés à Toulouse, en haut de la tour de ventilation d’un site industriel.
  • C’est la première fois que des naissances sont observées dans la Ville rose.
  • Un des nichoirs installés à cet effet en 2016 a rempli sa mission.

Une vieille tour de ventilation du pôle chimique de Toulouse, a priori ce n’est pas l’endroit idéal pour sortir de l’œuf. C’est pourtant là que trois bébés faucons pèlerins sont nés début mai. Et, de mémoire d’ornithologue amateur, c’est la première naissance de ces rapaces recensée dans la Ville rose.

Le faucon pèlerin. Illustration.

« Ils sont restés au nid depuis l’éclosion mais ils devraient être capables de voler dans les tout prochains jours, même si nous sommes un peu inquiets pour la santé de l’un des trois », indique Christophe Pasquier, responsable du programme à l’association Nature en Occitanie. A la jumelle ou à la longue-vue, il couve de loin la petite famille perchée à 80 mètres de haut et pour laquelle les amoureux de la biodiversité ont forcé le destin.

Le faucon de Saint-Sernin

Quelques faucons pèlerins, une espèce protégée plutôt visible du côté des Pyrénées, sont en effet observés depuis une vingtaine d'années à Toulouse. « Certains voyagent, d’autres sont plus sédentaires, nous avons compté jusqu’à huit individus selon les années mais on attendait des naissances depuis un bon bout de temps », rappelle Christophe Pasquier. Pour « faciliter les choses », deux nichoirs ont été installés en 2016 : l’un en haut d’un immeuble de la cité Roguet (avec l’aval du conseil départemental), dans le quartier Saint-Cyprien, et l’autre donc à Langlade, en haut de la tour de ventilation l’ex-SNPE.

C’est sur ce deuxième site que, bien tranquilles dans les hauteurs et profitant des pigeons et étourneaux de passage pour se nourrir, les parents des trois « poussins » ont jeté leur dévolu. Le couple a couvé des œufs deux années consécutives sans obtenir de progéniture, la troisième tentative a été la bonne.

Si les oisillons prennent leur envol, l’équipe de Nature en Occitanie pense qu’il y a peu de chances qu’ils s’établissent à Toulouse. En revanche, un autre faucon pèlerin a carrément emménagé au centre-ville. Reconnaissable à son plumage gris ardoise et son ventre blanc rayé de noir, il se perche souvent, immobile, sur le clocher de Saint-Sernin.

« Bientôt des nichoirs au sommet des tours »