Grasse: Le «premier beauty truck zéro-déchet de France» prend soin de la planète

CONSO Une Azuréenne a créé un salon de beauté écologique et vegan

Mathilde Frénois

— 

Audrey Satta a transformé sa roulotte en salon de beauté écologique.
Audrey Satta a transformé sa roulotte en salon de beauté écologique. — Les Beautés Vagabondes

Un truck sans diesel. Un salon d’esthétique sans poubelle. Mais une roulotte éco-responsable loin d’être sans conviction. A Grasse, Audrey Satta a lancé Les Beautés Vagabondes, « le premier beauty truck écologique et végan de France » qui allie cocooning et zéro déchet.

« Je suis végane depuis cinq ans, explique Audrey Satta, devenue esthéticienne il y a quinze ans. Je veux travailler avec mon éthique et mes valeurs. » Pour l’objectif « zéro émission de gaz à effet de serre » c’était facile : Audrey Satta a posé sa petite roulotte en bois sur un terrain à Grasse. Pour le « zéro déchet », il a fallu s’adapter.

Toilettes sèches

La Grassoise utilise une matière épilatoire en cire végétale et non en cire d’abeille, des bandes en tissu lavable et non en papier. « Je suis dans un milieu professionnel très éloigné de tout ça. On ne me proposait pas vraiment de solution, dit-elle. Il a fallu les inventer et réclamer auprès des fournisseurs. » Audrey Satta n’utilise pas de coton, mais des petits carrés coupés dans d’anciens linges. Elle ne recouvre pas le lit d’une feuille de papier, mais d’un drap. Elle n’a pas de chasse d’eau, mais des toilettes sèches. « On se rend compte que la meilleure des solutions, c’est de revenir aux fondamentaux de nos grands-mères », affirme-t-elle.

Le plus compliqué ? Assurément le vernis. « Je ne pouvais pas me passer des manucures. Pourtant, c’est le pire niveau composition, fait-elle remarquer. Il a fallu dénicher des marques françaises qui proposent des produits cleans et sans perturbateurs endocriniens, non traités et végans. » Et pour emporter toutes ces astuces à la maison, Audrey Satta vient de lancer des ateliers, pour apprendre la fabrication de cosmétiques naturels maison, « des crèmes sans beurre de karité et sans huile de coco » : « Tout le challenge est là : proposer du local. Ici les gens travaillent la fleur. On en extrait le meilleur. » Pour éviter le pire pour la planète.