Biodiversité : Emmanuel Macron annonce une série d’actions après le rapport alarmant de l’ONU

ECOLOGIE Le président a réagi après un rapport de l’ONU, publié ce lundi, indiquant qu’un million d’espèces animales et végétales étaient menacées d’extinction

J.D. avec AFP

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Emmanuel Macron a annoncé lundi soir, après la publication d’un rapport alarmant des experts de l'ONU, une série d’actions pour protéger la biodiversité. Parmi elles : la lutte contre le gaspillage alimentaire, la production de déchets et le plastique ainsi qu'« un changement profond » des modes de production, ce qui n’est « jamais facile car nous vivons sur un modèle de production qui n’était pas conforme à cette prise de conscience », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à l’Elysée. Le président a cité l’exemple du glyphosate, répétant que la France souhaitait mettre fin à son usage dans trois ans.

Après avoir reçu les experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES), le chef de l’Etat a aussi annoncé une « revue des aides fiscales et budgétaires » à l’aune de ces objectifs, estimant que « ce qui est en jeu est la possibilité même d’avoir une Terre habitable ».

Réduire les phytosanitaires de 50 %

Il a aussi réaffirmé l’objectif de réduire les phytosanitaires de 50 % en France d’ici 2025 – but qui figure dans les plans « Ecophyto » engagés depuis 2007. Il a par ailleurs annoncé vouloir porter la part des aires marines et terrestres protégées à 30 % du territoire d’ici 2022 (contre 20 % actuellement) dont un tiers « protégées en pleine naturalité ».

Il veut aussi « accroître la lutte » contre la réduction des terres agricoles au profit de la construction.

La Montagne d’or annulée ?

« J’ai demandé un bilan pour se fixer des objectifs en matière de lutte contre l’artificialisation et une réhabilitation de 25 % des sols agricoles dégradés par l’utilisation passée de phytosanitaires », a-t-il précisé.

Une volonté verte qui pourrait totalement changer les plans de  la Montagne d'or en Guyane, un projet jugé « pas compatible » avec des ambitions écologiques, a souligné le président. « De manière très claire aujourd’hui, l’état de l’art du projet ne le rend pas compatible avec une ambition écologique et en matière de biodiversité »