Saint-Nazaire: Une immense ferme urbaine en projet sur le toit de la base sous-marine

URBANISME Un projet de parc urbain de 4 hectares doit voir le jour d'ici à 2021

Julie Urbach

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Vue aérienne de la base sous-marin de Saint-Nazaire
Vue aérienne de la base sous-marin de Saint-Nazaire — Martin Launay/CARENE
  • Un parc urbain va voir le jour sur le toit de la base sous-marine allemande, d'ici à 2021.
  • Le projet se compose d'une ferme expérimentale, d'espaces de jardinages ou encore d'un parcours sportif.

Elle comporte déjà des musées (dont le petit dernier dédié à l'éolien en mer), des locaux associatifs, une salle de concert, une autre d’expo… A Saint-Nazaire, l’emblématique base sous-marine allemande s’apprête à continuer sa mutation. D’ici à 2021, il sera possible de se promener dans un vaste parc urbain qui poussera sur son toit en béton, vient d'annoncer la mairie de Saint-Nazaire. Pierre angulaire du projet, une ferme urbaine de maraîchage expérimentale y sera aménagée. Il est d’ailleurs déjà possible de parrainer l’un des futurs arbres fruitiers (pour 50 €) qui y sera planté.

Ce « projet fou » de 4 hectares, perché à 18 mètres de haut, est mené par l’association BASE (comme Béton à semer ensemble) qui souhaite « inventer et promouvoir des réponses concrètes aux enjeux de la transition écologique et de la relocalisation de la promotion agricole au plus près des consommateurs. » Des légumes, fleurs comestibles et aromates (que l’on pourra acheter en circuit court) y pousseront en « agro-écologie et permaculture ». Des ruches, hôtels à insectes ou encore pavillon de compostage y seront installés.

Potagers, parcours sportif…

A côté, et en plus des «Jardins du Tiers Paysage» (installation artistique de Gilles Clément), seront aménagés de nouveaux espaces paysagers accessibles au public. Les habitants, qui pourront par exemple y jardiner, s’y balader, ou encore se renseigner sur les questions de végétalisation urbaine, y trouveront aussi un parcours sportif, une buvette, et des informations touristiques et patrimoniales sur ce vestige de la Seconde guerre mondiale.

De premiers tests vont être menés dès cet été par l’association BASE, qui réalisera les premières installations en 2020. La problématique de la gestion et l’approvisionnement en eau doit notamment être réglée. La livraison est prévue pour l’été 2021.