Royaume-Uni: Le Parlement britannique devient le premier à déclarer l'«urgence climatique»

ENVIRONNEMENT Ce sont les députés du Labour, le parti travailliste de Jeremy Corbyn, qui ont proposé cette motion

20 Minutes avec AFP

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Jeremy Corbyn, le leader du parti d'opposition Labour, le 19 février 2019.
Jeremy Corbyn, le leader du parti d'opposition Labour, le 19 février 2019. — Luke Dray/Cover Images/SIPA

Le Parlement britannique est devenu mercredi le premier à déclarer l'« urgence écologique et climatique », a annoncé le parti travailliste. Un vote qui survient après une importante mobilisation du mouvement Extinction Rebellion.

« Grâce aux pressions du parti travailliste, le Royaume-Uni vient de devenir le premier pays à déclarer une urgence pour le climat et l’environnement », a déclaré le parti sur sa page Twitter. « Le moment est venu de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique. » Le chef du parti, Jeremy Corbyn, a dit espérer que ce vote « déclenchera une vague d’action de la part des parlements et des gouvernements du monde entier ».

Une motion non contraignante

La motion du Labour votée mercredi soir par les députés n’est cependant pas contraignante. Le mouvement Extinction Rebellion, (XR), qui prône la désobéissance civile non violente contre l’inaction climatique et a mené une série d’actions de blocages dans la capitale britannique, s’est réjoui sur Twitter « qu’on dise la vérité sur le climat et l’urgence écologique ».

« La pression exercée sur nos politiciens va désormais s’accroître », estime le mouvement, qui attend désormais des « actions décisives ». Ce vote intervient alors que la Commission britannique sur le changement climatique (CCC) devrait recommander au gouvernement de Theresa May d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Cette recommandation devrait être au coeur d’un rapport qui sera publié jeudi par la CCC, chargée de conseiller l’exécutif britannique sur le dossier du changement climatique. Cet objectif va plus loin que celui visé actuellement par le Royaume-Uni, qui vise une réduction de 80 % du volume net des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 d’ici 2050.