Alimentation: L'Union européenne impose une limite pour les acides gras trans

REGULATION A partir de 2021, la limite maximale autorisée sera de 2 grammes de graisses trans produites industriellement pour 100 grammes de graisse dans la nourriture

20 Minutes avec AFP

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Ces acides se retrouvent entre autres dans les aliments frits, les viennoiseries industrielles, les gâteaux et biscuits, les en-cas salés et les soupes déshydratées.
Ces acides se retrouvent entre autres dans les aliments frits, les viennoiseries industrielles, les gâteaux et biscuits, les en-cas salés et les soupes déshydratées. — closon/ISOPIX/SIPA

Viennoiseries industrielles, aliments frits, gâteaux, en-cas salés et soupes déshydratées… Le point commun entre ces produits ? Les acides gras tans, dont la consommation en excès est mauvaise pour la santé. La Commission européenne a annoncé, ce mercredi, qu’elle allait limiter les acides gras trans.

A partir du 2 avril 2021, la limite maximale autorisée sera de 2 grammes de graisses trans produites industriellement pour 100 grammes de graisse dans la nourriture destinée à la consommation. Il s’agit de « protéger la santé du consommateur et de fournir aux Européens des options plus saines en matière alimentaire », souligne la Commission dans un communiqué.

Utilisés pour leur pouvoir de stabilisation et de conservation

Ce seuil de 2 % est par exemple déjà appliqué au Danemark, depuis 2003. Aux Etats-Unis, les acides gras trans artificiels ont été bannis des produits alimentaires dès juin 2015.

Présents dans les huiles végétales partiellement hydrogénées, les acides gras trans sont largement utilisés depuis les années 1950 par l'industrie agro-alimentaire, pour leur pouvoir de stabilisation et de conservation.

Près 500.000 décès liés à des maladies cardiovasculaires

En mai 2018, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait lancé une campagne pour éliminer les acides gras trans industriels, responsables chaque année selon elle de plus de 500.000 décès liés à des maladies cardiovasculaires.

Il y a plus de deux ans, à l’automne 2016, les eurodéputés avaient appelé la Commission à instaurer une limite légale à ces acides gras trans. Leur consommation fréquente est aussi associée à un risque accru de diabète, d’infertilité, de maladie d’Alzheimer et de certains cancers, soulignait alors la résolution du Parlement européen.