Canada: La production commerciale d’un saumon génétiquement modifié autorisée

CONSOMMATION Le saumon transgénique, qui contient un gène d’hormone de croissance, peut atteindre sa taille adulte au bout de 16 à 18 mois, au lieu de 30 mois pour un saumon de l’Atlantique

20 Minutes avec agences

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La Canada aurait autorisé la production commerciale d’un saumon génétiquement modifié (illustration).
La Canada aurait autorisé la production commerciale d’un saumon génétiquement modifié (illustration). — congerdesign/pixabay

Le gouvernement canadien a autorisé sur son territoire la production commerciale d’un premier saumon génétiquement modifié destiné à la consommation, a annoncé ce mardi AquaBounty, une société américaine de biotechnologie à l’origine de ce projet.

Dans un communiqué, l’entreprise a indiqué vouloir commencer « dès que possible » l’élevage de son saumon dans ses installations de Rollo Bay, dans la province de l’Ile-du-Prince-Edouard, dans l’est du Canada. Contacté par l’AFP, le gouvernement n’a pas répondu pour l’instant.

Un gène d’hormone de croissance

Cette pisciculture doit produire tous les ans 250 tonnes de saumon génétiquement modifié à partir de fin 2020. Ce sera aussi le cas dans autre site de l’entreprise, dans l’Etat américain de l’Indiana.

Le poisson transgénique conçu par AquaBounty contient un gène d’hormone de croissance qui lui permet de grossir plus rapidement que les autres saumons. Il peut ainsi atteindre sa taille adulte au bout de 16 à 18 mois, au lieu de 30 mois pour un saumon de l’Atlantique dont il est issu.

Pas d’étiquetage obligatoire

« Le Canada devient ainsi le second pays au monde à autoriser la production industrielle d’un animal génétiquement modifié, juste après les Etats-Unis », a souligné dans un communiqué l’organisation écologiste Vigilance OGM.

Le Canada avait déjà autorisé ce saumon à la consommation en 2016, un an après son voisin américain. Les premiers saumons transgéniques vendus en magasin, sans étiquetage obligatoire, provenaient d’un petit élevage d’AquaBounty au Panama. Avec cette décision d’autoriser la production, « davantage de Canadiens mangeront du saumon génétiquement modifié à leur insu », a dénoncé Lucy Sharratt, de l’ONG Réseau canadien d’action sur les biotechnologies.