Nice: Il n'a pas plu pendant 59 jours, le record (hors été) est battu

PAS UNE GOUTTE De nouvelles averses sont prévues mercredi après une intense et inhabituelle période de sécheresse

Fabien Binacchi

— 

La promenade des Anglais.
La promenade des Anglais. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Il n’est tombé aucune goutte de pluie pendant les 59 derniers jours sur une très large partie des Alpes-Maritimes.
  • C’est la première fois depuis que Météo-France fait des relevés qu’une période sèche aussi longue est enregistrée.

En mars, pas l’ombre d’une giboulée ! Face à des « conditions de sécheresse persistantes », la préfecture des Alpes-Maritimes était contrainte de prolonger lundi, une nouvelle fois, la « période rouge interdiction d’emploi du feu ». Et pour cause, depuis le 2 février, soit sur une période de 59 jours, aucune goutte de pluie n’est tombée sur une très large majorité du département, entre autres sur le littoral, et notamment à Nice.

« Une situation exceptionnelle et un record absolu hors période estivale », selon Météo-France, qui devrait en rester là. De nouvelles averses sont annoncées pour mercredi.

« C’est la période la plus longue observée depuis que nous effectuons des relevés. Nous avions cumulé 61 jours sans pluie en 2009, mais c’était en plein milieu de l’été », précise Marie-France Delansorne, chef du bureau niçois de l’institut météorologique.

L’hiver également marqué par un déficit de précipitations

Pour retrouver des situations à peu près équivalentes, il faut retourner jusqu’en 1945. Cette année-là, deux périodes de 57 (du 27 janvier au 24 mars) et 56 jours sans pluie (du 28 mars au 22 mai) s’étaient enchaînées du côté de Nice, rappelait déjà Météo-France la semaine dernière, dans un tweet.

« Sur les trois derniers mois, nous avons également enregistré 20 jours d’ensoleillement de plus par rapport aux moyennes en cette saison. Et le mois de mars a été le deuxième plus chaud, après celui de 1961, depuis que nous avons des relevés, précise également la responsable. A Nice, pour les maximales, nous étions en moyenne à 16,9 °C. »

« Nous avons été protégés par des conditions anticycloniques, les perturbations passant par le nord de la France et même au-dessus des îles Britanniques », ajoute Marie-France Delansorne. Et l’hiver, aussi, a été marqué par des précipitations peu abondantes. Sur les mois de décembre 2018, janvier et février, le déficit est de 46 % par rapport aux moyennes.