Lors d'une mission écovolontaire.
Lors d'une mission écovolontaire. — Cybelle Planète

ENVIRONNEMENT

Hérault: Et si vous consacriez vos vacances à sauver la planète en partant en mission d'écovolontariat?

L'association Cybelle Planète propose des missions d'écovolontariat pour préserver la faune et la flore

  • L’association Cybelle Planète propose des missions à l’autre bout du monde, pour participer à des projets de sauvegarde de la faune et de la flore.
  • Attention! Même s’il y a des temps libres, il ne s’agit en aucun cas de vacances, mais de missions sérieuses, épaulées par des professionnels.
  • Il est par exemple possible de partir au Pérou pour se consacrer à la forêt amazonienne, ou en Méditerranée pour observer les cétacés.

Si lézarder au bord de l’eau pendant les vacances ne vous dit rien, jetez un œil aux missions d’écovolontariat de Cybelle Planète. L’association héraultaise, basée à Villeneuve-lès-Maguelone, propose à tous ceux qui se sentent une âme d’aventurier de mettre ses congés au profit de la nature et de la cause animale.

Ceux qui le souhaitent pourront ainsi mettre les voiles vers le sanctuaire Pélagos, en Méditerranée, pour étudier les cétacés au plus près de leur milieu naturel, s’envoler vers le Brésil pour observer la loutre à longue queue, vers le Sierra Leone pour bichonner les chimpanzés ou vers le Pérou, pour épauler une équipe de scientifiques qui se consacrent à la sauvegarde des mammifères qui vivent dans la forêt amazonienne. De nombreuses missions, toutes très différentes, sont proposées par l’association.

Lors d'une mission écovolontaire.
Lors d'une mission écovolontaire. - Cybelle Planète
Lors d'une mission écovolontaire.
Lors d'une mission écovolontaire. - H.Demeringo-Cybelle Planète

Ce ne sont pas des vacances !

Mais même si les séjours comptent bien sûr des temps libres, ceux qui pensent se la couler douce à l’autre bout du monde se trompent. « Les personnes qui croient que ce sont des vacances seront déçues, prévient Céline Arnal, la directrice de Cybelle Planète. L’objectif, c’est de se livrer à des missions, indispensables aux programmes qui sont mis en œuvre par les équipes sur place. Par exemple, noter avec précision les observations de cétacés, ou participer à la préparation des repas ou des soins des animaux. »

Ces missions ne sont par ailleurs pas gratuites : elles font l’objet d’un don, dont le montant est fixé selon les programmes, qui est déductible des impôts.

« Je me suis senti utile »

Pierre est parti 33 jours au Pérou, pour en étudier la faune et la flore. Pour lui, c’était « au-delà de ses attentes ». « Je me suis senti proche de la nature, confie-t-il. Cette richesse m’a impressionné. Ça donne envie de la préserver. Je me suis senti utile pour la conservation de la biodiversité, même à mon petit niveau. »

Sophie, quant à elle, a scruté les baleines en Méditerranée. « C’est un travail qui peut paraître fastidieux lorsqu’il ne se passe rien, mais qui est enthousiasmant dès qu’un animal se présente », confie-t-elle. De sa mission en mer, Sophie retient notamment « la joie de voir un banc de dauphins se détourner de sa route pour suivre un moment le bateau, ou le fait d’entendre le souffle des rorquals pendant les nuits… »

Depuis le lancement de ces missions écovolontaires en 2005, 60 projets de sauvegarde de la biodiversité ont été menés dans 26 pays, et 2.500 personnes y ont consacré leurs vacances. Toutes les informations sur les missions de Cybelle Planète sont ici.