«Directive oiseaux»: La LPO va porter plainte contre la France pour non respect des espèces protégées

DEFENSE ANIMALE L'association estime que la France ne respecte pas la « directive oiseaux » en autorisant notamment la chasse de 63 espèces, parmi lesquelles une vingtaine sont en déclin 

20 Minutes avec agence

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La LPO doit porter plainte contre l'Etat français pour non-respect de la directive oiseaux (illustration).
La LPO doit porter plainte contre l'Etat français pour non-respect de la directive oiseaux (illustration). — Daniel Godinou

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) va déposer ce mardi une plainte contre l’Etat français auprès de l’Union européenne pour non-respect de la « directive oiseaux », révèle Le Parisien. L’association estime que les engagements en matière de protection des espèces ne sont pas tenus.

« En autorisant sur son territoire la chasse​ de 63 espèces d’oiseaux, dont une vingtaine en mauvais état de conservation, la France figure parmi les plus mauvais élèves de l’Europe », affirme ainsi la LPO. La « directive oiseaux » impose aux états membres une protection stricte de certaines espèces et met en place la liste des oiseaux qu’il est possible de chasser en Europe ainsi que les dates de chasse.

La LPO regrette notamment « la reconduite systématique depuis plus de dix ans d’actes ministériels prolongeant la chasse des oies grises en dehors des périodes légales […] malgré des décisions de justice qui condamnent de manière récurrente cette pratique ».

« Les chasseurs gagnent à chaque fois quatre ou cinq jours »

L’association dénonce aussi le fait que l’Etat donne chaque année son feu vert sur la chasse de certaines espèces en sachant pertinemment que le Conseil d’Etat retoquera ensuite cette décision. « Mais le temps que nous saisissions la justice, les chasseurs gagnent à chaque fois quatre ou cinq jours », explique auprès du quotidien francilien Yves Verilhac, directeur général de la LPO.

De son côté, le ministère de l’Ecologie assure que les règles sont « conformes au droit européen et aux dérogations prévues par la directive oiseaux ». Reste désormais à savoir si la LPO remportera une énième victoire judiciaire.