Bouches-du-Rhône: Près de 500 personnes manifestent contre les boues rouges au côté de José Bové

ENVIRONNEMENT A l’appel de plusieurs associations, entre 500 et 600 opposants aux boues rouges, dont le député européen José Bové, ont manifesté ce dimanche à Bouc-Bel-Air

20 Minutes avec AFP

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Vue générale prise le 8 octobre 2010 du site de MangeGarri à Gardanne où des résidus de bauxite produisant des boues rouges sont stockés sous forme solide
Vue générale prise le 8 octobre 2010 du site de MangeGarri à Gardanne où des résidus de bauxite produisant des boues rouges sont stockés sous forme solide — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AFP

De 500 à 600 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées dimanche à proximité de l’usine Altéo de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, et du site de Mange Garri, où sont entreposées les « boues rouges », rejets solides de l’exploitation de bauxite.

« On a montré qu’on rentrait dans le site comme dans un moulin », a indiqué Olivier Dubuquoy, l’un des organisateurs de la manifestation qui a eu lieu en présence du député européen José Bové. « Il nous a apporté un soutien total jusque dans nos actions en désobéissance civile », a précisé Olivier Dubuquoy.

Contre un agrandissement de la zone de stockage

Les militants écologistes protestent notamment contre un agrandissement de la zone de stockage que pourrait décider la métropole Aix-Marseille-Provence au bénéfice de l’usine Altéo. Le 12 février, les militants de l’ONG écologiste ZEA avaient déversé un chargement de « boues rouges » de l’usine Altéo devant les portes du ministère de la Transition écologique, à Paris.

Jeudi, ils ont déposé de la bauxite à côté de l’usine de Gardanne, affirmant l’avoir prélevée sur une des « décharges sauvages » du leader mondial des alumines de spécialité.

L’association ZEA reproche à Alteo ses rejets, que ce soit ses « boues rouges » solides, entreposées à Mange Garri, ou ses effluents liquides, évacués en pleine mer, au cœur du Parc national des calanques.