Échouage de dauphins: Le gouvernement s'inquiète et promet de nouvelles mesures

«CARNAGE» Des mesures ont déjà été prises depuis le 1er décembre mais elles ne semblent pas suffire

20 Minutes avec agences

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Un garde de l'office national de la chasse faune sauvage prend la taille d 'une dizaine de dauphins trouvés échoués sur une plage du littoral atlantique. (Photo illustration).
Un garde de l'office national de la chasse faune sauvage prend la taille d 'une dizaine de dauphins trouvés échoués sur une plage du littoral atlantique. (Photo illustration). — MICHEL GANGNE / AFP

Des centaines de dauphins s’échouent sur les plages de la côte atlantique, et cela inquiète les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture. « Nous devons redoubler d’efforts », a déclaré François de Rugy ce mercredi dans un communiqué.

Les deux ministères ont promis de renforcer les mesures pour limiter les captures accidentelles par les pêcheurs. « Plusieurs actions sont déjà en cours mais nous devons aller plus loin », a ajouté le ministre de la Transition écologique.

Des solutions qui pressent

La plupart des dauphins retrouvés morts présentent des traces de capture accidentelle par la pêche. Depuis le 1er décembre et jusqu’à fin avril, des mesures ont déjà été prises. Les dauphins rejetés en mer sont désormais marqués afin de connaître le taux d’échouage, et les navires pratiquant la pêche au chalut pélagique (filet ne touchant pas le fond marin) ont été équipés de « pingers », dispositif acoustique qui éloigne les cétacés.

Depuis le 1er janvier, les pêcheurs doivent aussi déclarer les captures accidentelles. Malgré cela, les niveaux d’échouages « demeurent élevés », s’inquiètent les ministères. Il est donc « prioritaire » d’identifier les « différentes flottilles françaises ou étrangères impliquées » et de « poursuivre la mise en place de mesures de prévention ».

Mi-février, l’observatoire Pelagis indiquait que plus de 400 dauphins s’étaient échoués en 2019 sur la côte atlantique, évoquant un phénomène « alarmant ». Selon Sea Shepherd France, qui mène actuellement une campagne au large, ils seraient plutôt 600 dauphins, souvent « mutilés », un chiffre « bien en deçà de l’ampleur réelle du carnage ». Selon l’ONG, les chalutiers ne sont pas les seuls coupables, évoquant d’autres méthodes de pêche sanglantes.