Vendée: Feu vert aux travaux du parc éolien des îles d'Yeu et de Noirmoutier

ENERGIE L'Etat a signé l'ultime autorisation du projet contesté, annonce-t-il ce mercredi

20 Minutes avec AFP

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Des éoliennes maritimes près des îles Héligoland, en mer du Nord, le 4 novembre 2015
Des éoliennes maritimes près des îles Héligoland, en mer du Nord, le 4 novembre 2015 — TOBIAS SCHWARZ AFP

L'ultime autorisation nécessaire à la réalisation d'un projet contesté de parc éolien offshore au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) a été signée par l'Etat, ouvrant la voie aux travaux, a annoncé mercredi la préfecture.

Il s’agit «de la dernière des dix autorisations sollicitées par la société des éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) et réseau de transport d’électricité (RTE) avant de pouvoir construire le projet de parc éolien en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier», a déclaré la préfecture de Vendée dans un communiqué. Cette ultime décision porte sur «une dérogation pour arrachage, enlèvement et transport de spécimens d’une espèce végétale protégée et pour perturbation intentionnelle de spécimens d’espèces animales protégées», a-t-elle ajouté.

Une large opposition au projet

Tous les feux sont désormais au vert pour entamer les travaux de ce projet en développement depuis quatre ans et dont les demandes d'autorisations administratives, déposées en mai 2017, avaient été instruites pendant dix-huit mois. Elles avaient conduit à une enquête publique entre avril et mai 2018 puis à plusieurs consultations citoyennes dont la dernière a eu lieu en février.

Au total, 76% des personnes qui s'étaient exprimées avaient fait connaître leur opposition au projet, craignant qu'il menace la biodiversité, la pêche locale et les paysages.

Mise en service espérée en 2021

Soixante-deux éoliennes devraient être installées à 11,7 km de l'île d'Yeu et à 16,5 km de Noirmoutier pour un investissement de deux milliards d'euros. La mise en service devrait intervenir en 2021. Avec une puissance totale de 496 MW, le parc doit produire en moyenne 2.000 GWh par an, soit la consommation électrique annuelle de 850.000 personnes, selon la préfecture.

Le géant japonais Sumitomo Corporation avait annoncé en décembre son entrée au capital de ce projet ainsi qu'à celui au large du Tréport (Seine-Maritime), dont Engie reste l'actionnaire principal aux côtés du groupe portugais EDPR.

Plusieurs parcs éoliens en mer sont en projet en France, mais aucun ne produit pour l'instant de l'électricité.