Glyphosate: Une étude «indépendante» menée pour déterminer la dangerosité de l'herbicide

ANALYSES L’Anses a été saisie par les ministres de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement

20 Minutes avec AFP
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Un agriculteur répand du glyphosate dans un champ dans l'Illinois.
Un agriculteur répand du glyphosate dans un champ dans l'Illinois. — Seth Perlman/AP/SIPA

Pour « trancher » la controverse sur la dangerosité du glyphosate, et notamment son caractère cancérogène, une étude « indépendante » sur l’herbicide controversé va être lancée prochainement, a annoncé l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ce lundi.

« Nous établissons le cahier des charges d’une étude indépendante qui devrait éclairer la question des dangers du glyphosate, pour essayer de trancher cette controverse sur les dangers du glyphosate et en particulier sa cancérogénicité », a déclaré Françoise Weber, la directrice générale déléguée de l’autorité sanitaire, en charge des produits réglementés, lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture à Paris.

L’étude menée par « un consortium d’institutions de chercheurs »

« Dès lors que nous aurons terminé le cahier des charges - dans les semaines qui viennent, nous sommes au bout de ce processus -, il sera transmis aux ministres », a-t-elle précisé. L’Anses a été saisie par les ministres de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement. Lors de la clôture des États généraux de l’Alimentation, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé « une expertise collective » qui devait être lancée par l’Inserm dès 2018.

« L’Anses élaborera le cahier des charges des études complémentaires à mener sur la dangerosité du glyphosate », avait précisé le chef du gouvernement. « Ce n’est pas forcément nous qui la ferons », a indiqué Françoise Weber à propos de l’étude proprement dite, évoquant « un consortium d’institutions de chercheurs pour la mener », avant d’ajouter que l’Anses suivra la mise en place de ladite étude.