Grande Barrière de corail: L'Australie valide le rejet d'un million de tonnes de boues industrielles

POLLUTION Le récif corallien est déjà menacé par les inondations qui ont récemment touché l’Australie

20 Minutes avec agence

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Une partie de la Grande Barrière de corail, au large du Queensland (Australie).
Une partie de la Grande Barrière de corail, au large du Queensland (Australie). — Pixabay

En Australie, l’autorité du Parc marin de la Grande Barrière de corail a autorisé le déversement près d’un million de tonnes de boues à proximité du récif corallien. La zone est pourtant protégée par une réglementation très stricte sur les déchets.

Selon The Guardian, cette décision controversée a été adoptée dans le cadre d’un plan d’élimination des déchets issus du dragage industriel dans le port de Hay Point, l’un des plus importants terminaux charbonniers au monde.

Indignation des écologistes

Ce « permis de polluer » a provoqué la colère des militants écologistes. De nombreuses voix se sont élevées pour réclamer son annulation. Autoriser ce rejet, « c'est traiter notre récif comme une décharge », s’est indignée Larissa Waters, sénatrice et membre du parti écologiste australien.

Dans les colonnes du Guardian, la sénatrice accuse le Parc marin d’avoir recours à cette solution pour éviter d’avoir à s’acquitter des coûts liés au traitement de ces boues.

Un risque environnemental jugé « faible » par les autorités

Du côté de la Corporation des ports de vrac du Queensland septentrional, on minimise les conséquences environnementales de cette décision. Selon des rapports, « les risques pesant sur les zones protégées [...] sont majoritairement faibles, avec quelques impacts de court terme possibles sur les fonds marins », assurent les autorités portuaires.

La Grande Barrière de corail australienne est actuellement en proie à un danger imminent, causé par les importantes inondations qui ont frappé le nord du pays. Les ruissellements abondants – près de 14 milliards de mètres cubes de boues et de sédiments – se déversent actuellement dans l’Océan Pacifique. En se déposant dans l’océan, les sédiments privent les coraux de lumière, au risque de les étouffer.