Belgique: Pourquoi plus de 2.000 canaris et perruches ont-ils failli être euthanasiés?

ANIMAUX En offrant un site de quarantaine, le parc belge Pairi Daiza a sauvé plus de deux mille oiseaux voués à une mort programmée

Gilles Durand

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Une partie des canaris et perruches sauvés de l'euthanasie.
Une partie des canaris et perruches sauvés de l'euthanasie. — Pairi Daiza
  • Un exportateur privé n’a pas pu envoyer 2.020 canaris et perruches dans son élevage en Israël.
  • Les oiseaux ont dû être renvoyés en Belgique où ils devaient être euthanasiés ou placés en quarantaine.
  • Sur intervention d’un ministre belge, le parc Pairi Daiza a accepté d’héberger ces oiseaux le temps de la quarantaine.

Il a fallu l’intervention d’un ministre belge pour sauver les oiseaux. Plus de 2.000 canaris et perruches ont évité l’euthanasie après avoir leur entrée refusée sur le territoire israélien, raconte, samedi, dans un communiqué, le parc belge Pairi Daiza, plus connu pour héberger des pandas. Explications.

« Le 4 février, un exportateur privé a expédié 2.020 canaris et perruches pour son élevage en Israël. Or, une fois les oiseaux arrivés à destination, la douane israélienne a constaté des anomalies administratives liées à l’enregistrement de certains de volatiles. L’accès au territoire israélien leur a été refusé, entraînant un retour vers la Belgique », explique le communiqué.

Bloqués à l’aéroport de Liège

La législation européenne exige que les animaux provenant d’un pays étranger doivent être placés en quarantaine pour éviter les risques sanitaires, notamment la transmission de maladie comme la grippe aviaire. « Deux options s’offraient au propriétaire des oiseaux : trouver un endroit où les placer en quarantaine ou les euthanasier », note Pairi Daiza.

Dès leur retour à l’aéroport de Liège, dans la soirée du 14 février, les oiseaux ont fait l’objet de pourparlers entre le ministre de l’Agriculture belge, Denis Ducarme, l’équipe de Pairi Daiza et les experts de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

Un accord a été trouvé le lendemain et samedi matin, les oiseaux sont arrivés dans le parc animalier, acheminés par leur propriétaire. Leur mise en quarantaine doit durer un mois. « L’avenir de ces oiseaux se décidera en concertation avec leur propriétaire », assure Pairi Daiza. En attendant, perruches et canaris peuvent voler en sécurité.