Pakistan: Un chasseur américain débourse 110.000 dollars pour avoir le droit de tuer un markhor

ANIMAUX L'Américain a versé cette grosse somme aux autorités du pays pour pouvoir tuer un animal classé parmi les espèces en danger

20 Minutes avec agence

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Le markhor est l'emblème du Pakistan (photo d'illustration).
Le markhor est l'emblème du Pakistan (photo d'illustration). — Pixabay

Sur les réseaux sociaux, les images ont provoqué la colère des internautes et des associations de défense animale. Bryan Kinsel Harlan, un chasseur américain, a payé 110.000 dollars pour tuer un markhor lors d’une expédition au Pakistan, rapporte le Huffington Post ce mercredi 13 février.

Une espèce remarquable, prisée pour ses longues cornes

Emblème national du Pakistan, le markhor est un animal rare, classé « espèce en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cette chèvre sauvage de l’Himalaya se remarque par ses longues cornes en spirale qui peuvent atteindre 1,5 mètre de long chez les mâles.

En 2011, la population de markhors se réduisait à seulement 2.500 individus. Une situation dont n’a pas semblé s’émouvoir Bryan Kinsel Harlan : « C’était un coup facile, a confié le chasseur dans une interview relayée par le journal Dallas News. Je suis heureux de remporter ce trophée. J’ai chassé presque tous les animaux du Pakistan. Il me manquait seulement le markhor. »

Tuer un animal rare, un droit qui s’achète

La chasse aux markhors est strictement encadrée par les autorités pakistanaises, rappelle le Washington Post. Chaque année, le pays autorise la chasse de 12 markhors mâles en échange d’importantes sommes d’argent. Un système qui permettrait au Pakistan de récolter des fonds pour lutter contre le braconnage. En déboursant la somme record de 110.000 dollars, Bryan Kinsel Harlan a donc pu s’adonner à sa passion en toute légalité.

« Le nombre d’animaux est en hausse, et ces chasseurs étrangers sont des millionnaires qui rentrent dans leur pays et racontent au monde que le Pakistan est un pays sûr », assure le guide pakistanais Tabarak Ullah. En théorie, 20 % de la somme payée par le chasseur américain seront reversés à l’agence gouvernementale de protection de la faune, tandis que les 80 % restants devraient être donnés aux populations locales.