Perpignan: Recueilli par une habitante, un loup a dû être euthanasié

ANIMAUX Une habitante des Pyrénées-Orientales a abrité un loup qui semblait en souffrance avant de prévenir les services vétérinaires. Ceux-ci ont dû l’euthanasier…

Jerome Diesnis

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Illustration d'un loup.
Illustration d'un loup. — G. Durand / 20 Minutes
  • Une habitante de Cerdagne, dans les Pyrénées-Orientales a abrité un loup au regard de son état général très dégradé.
  • Alertés, les services vétérinaires ont dû euthanasier l’animal, trop affaibli.
  • Une autopsie va être pratiquée afin de déterminer les causes de sa mort.

L’histoire ressemblait à un conte de fées mais s’est mal terminée. Une habitante d’Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes, commune des Pyrénées-Orientales située à une centaine de kilomètres de Perpignan, en Cerdagne, a recueilli un loup qui semblait en grande souffrance.

Elle avait repéré deux semaines plus tôt l’animal qui s’était laissé approcher par l’objectif de l’appareil photo. Après l’avoir de nouveau croisé à deux reprises dans la semaine, elle avait décidé de le recueillir et l’abriter du froid dans un endroit clos. Avant de prévenir les services vétérinaires.

Une autopsie pour déterminer les causes de sa mort

Malheureusement, la belle histoire d’amitié entre l’homme et l’animal a tourné court. Des agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, accompagnés d’un vétérinaire du Sdis, se sont rendus sur place. A leur arrivée, ils ont découvert un animal en grande souffrance. « Ils ont constaté que l’animal, qui présentait toutes les caractéristiques d’un loup, était cachectique, parasité et ne répondait plus aux divers stimuli. Sur décision du vétérinaire, l’animal a été euthanasié », explique la préfecture des Pyrénées-Orientales dans un communiqué.

La dépouille, prise en charge par l’ONCFS, a été acheminée vers le laboratoire départemental d’analyse en vue d’une autopsie complète. Elle doit permettre de définir les causes de la mort de l’animal (présence d’agents pathogènes, blessures consécutives à un tir, traces d’empoisonnement). « Ces analyses permettront de décider si des suites judiciaires doivent être envisagées », précise la préfecture. En fonction de son identification, « l’animal sera ou non décompté du plafond de prélèvements autorisés dans le cadre du Plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage. »

Des prélèvements seront réalisés afin de procéder à des analyses génétiques visant à identifier l’origine de l’animal et définir son statut d’hybridation.