Loire-Atlantique: La centrale EDF de Cordemais sera fixée sur son avenir à l'automne

ENERGIE Le ministère de la Transition énergétique a convenu avec EDF un programme de travail de plusieurs mois, en préalable à une décision sur le projet Ecocombust…

J.U.

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Vue en date du 13 décembre 2014 de la centrale EDF de Cordemais près de Nantes
Vue en date du 13 décembre 2014 de la centrale EDF de Cordemais près de Nantes — Jean-Sebastien Evrard AFP

Fermera ? Fermera pas ? Depuis que le président de la République a annoncé l’arrêt des centrales à charbon en 2022, l'inquiétude plane sur la centrale EDF de Cordemais. Mais il y a quelques jours, le ministère de la transition écologique a finalement évoqué la possibilité d’offrir un sursis au site de Loire-Atlantique, qui expérimente depuis plusieurs années un projet de reconversion à la biomasse. Ce lundi, dans un communiqué, il a indiqué que la prise de décision interviendra « à l’automne 2019 ».

D’ici là, EDF va devoir faire ses preuves à propos du projet Ecocombust, qui vise le développement d’une nouvelle filière de fabrication de combustible biomasse à partir de déchets de bois. « Un programme de travail » a été établi pour évaluer la faisabilité de la démarche, en lien avec la sécurité d’approvisionnement en électricité dans la région que doit évaluer RTE. Des incertitudes planent en effet autour de la mise en service du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) et de la centrale à gaz à Landivisiau (Finistère), censés couvrir les besoins électriques de l’ouest de la France après 2020.

« Une avancée » pour le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui se veut confiant, malgré des critiques qui s'élèvent. « Dans ce scénario, compte tenu à la fois de la forte substitution du charbon et du nombre d’heures de fonctionnement annuel limité, les émissions annuelles de CO2 seraient environ 25 fois inférieures à la situation actuelle ». La mise en œuvre de Ecocombust pourrait aussi concerner la centrale thermique EDF du Havre.