VIDÉO. Pyrénées: Les nouvelles ourses sont bien entrées en hibernation, une frontière les sépare

A PLUS Claverina et Sorita, les ourses slovènes lâchées à l’automne dans les Pyrénées, sont officiellement entrées en hibernation, l’une en Espagne, l’autre dans les Hautes-Pyrénées…

Helene Menal

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Un ours brun au réveil. Illustration.
Un ours brun au réveil. Illustration. — D. Usher - Solent News - Sipa
  • Claverina et Sorita, les ourses slovènes lâchées à l’automne dans les Pyrénées, sont entrées en hibernation.
  • L’une a choisi l’Espagne, l’autre les Hautes-Pyrénées.
  • Il est impossible de savoir à ce stade si elles attendent des oursons.
Une tanière d'ours. Illustration.

Leurs colliers émetteurs attestent qu’elles se sont immobilisées. Pour une longue sieste. Claverina et Sorita, les deux ourses slovènes lâchées au mois d’octobre dans le Béarn sont officiellement, et tranquillement, entrées en hibernation indique ce lundi l' Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Les nouvelles venues ont pris leur temps pour choisir leur tanière. Alors que certains plantigrades peuvent s’endormir à la mi-novembre, Sorita s’est assoupie « mi-décembre » et Claverina a continué à crapahuter « jusqu’aux premiers jours de janvier ».

Suspense pour les oursons

Et les deux expatriées n’ont pas vraiment joué la proximité. Sorita a jeté son dévolu sur les sommets des Hautes-Pyrénées, tandis que Claverina a décidé de passer l’hiver en Espagne, dans les montagnes de l’Aragon.

« La période en tanière permet à l’ours brun de passer l’hiver sans avoir à se soucier de se nourrir. (…) Il ne compte alors que sur les réserves de graisse qu’il a accumulées durant l’automne pour sa survie », rappellent les spécialistes de l’ONCFS. Durant le repos hivernal, l’organisme de l’ours tourne au ralenti, avec un pouls et un rythme respiratoire plus faibles, et une température plus basse que la normale.

L’endroit où Claverina et Sorita hibernent ne préjuge pas du territoire – de 10 km sur 10 environ pour les ourses – qu’elles annexeront au final.

Enfin, l’ONCFS redit que personne ne sait si les ourses étaient « gravides » au moment de leur lâcher. Pour le savoir, il faudra guetter leur sortie de tanière au printemps et voir si des oursons pointent leur museau.