Nucléaire, climat, fake news... L'horloge de l'apocalypse reste à minuit moins 2

FIN DU MONDE La situation de la planète ne s'améliore pas, selon un groupe de scientifiques américains...

20 Minutes avec AFP

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L'horloge de l'apocalypse reste à minuit moins 2 en 2019, face aux risques nucléaire climatique.
L'horloge de l'apocalypse reste à minuit moins 2 en 2019, face aux risques nucléaire climatique. — Cliff Owen/AP/SIPA

Le monde ne va pas mieux. L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, reste à minuit moins 2, à cause notamment de l’utilisation de l’information comme une arme pour affaiblir les démocraties dans le monde, ont indiqué jeudi les scientifiques américains qui l’ajustent chaque année.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of the Atomic Scientists est aussi proche de minuit qu’en 1953, quand les Etats-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène. Elle n’a pas bougé depuis l’an dernier, mais « cela ne devrait pas être pris comme un signe de stabilité », a souligné au cours d’une conférence de presse Rachel Bronson, la directrice de cette organisation qui rassemble des experts des questions de sécurité, d’armement nucléaire et d’environnement. Cet outil a été créé durant la Guerre froide afin d’alerter sur les risques de fin du monde, qui survient symboliquement à minuit.

La désinformation, nouvelle arme de déstabilisation

Avec le risque de guerre nucléaire, l’accélération du changement climatique et la multiplication des « fake news » comme arme de déstabilisation, « nous sommes entrés de fait dans une période que nous appelons le nouvel anormal », a-t-elle ajouté. Le début de dialogue engagé par le président américain Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a permis de faire baisser la tension mais « la situation reste très dangereuse », a poursuivi Rachel Bronson.

Les tensions entre les Etats-Unis et la Russie restent « inacceptables » et aucun répit n’est en vue sur le plan de l’environnement, avec des émissions de gaz à effet de serre « qui grimpent à nouveau après avoir atteint un plateau », a-t-elle ajouté. « A cela s’ajoute un écosystème de l’information changeant, qui a multiplié les menaces », a-t-elle poursuivi. Les fake news « génèrent rage et division autour du monde à une époque où nous avons besoin de calme et d’unité ».