Lyon: Des graffs de Greenpeace investissent la ville pour pousser les autorités à réagir face à la pollution

POLLUTION DE l'AIR Greenpeace Lyon a réalisé des dizaines de graffs dans la ville pour pousser la mairie et la Métropole à prendre des mesures ambitieuses contre la pollution de l'air...

Elisa Frisullo

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22 janvier 2019. Greenpeace a réalisé une série de graffs à Lyon pour pousser les autorités à réagir face à la pollution de l'air.
22 janvier 2019. Greenpeace a réalisé une série de graffs à Lyon pour pousser les autorités à réagir face à la pollution de l'air. — Romain Etienne
  • Greenpeace Lyon a réalisé des dizaines de graffs dans la ville pour sensibiliser le public et inciter la mairie et la Métropole à prendre des mesures ambitieuses contre la pollution de l’air.
  • Cette action intervient à quelques jours de la chaîne humaine contre la pollution et du vote à la Métropole sur la zone à faibles émissions.

Le moment n’a évidemment pas été choisi au hasard. Ces derniers jours, alors que Lyon suffoquait sous les particules fines, des dizaines de graffs « propres » ont fleuri sur les murs et les trottoirs pour dénoncer la pollution atmosphérique. « On veut respirer », « Lyon, suffoque, de l’air ! », peut-on notamment lire en de multiples endroits. Cette opération, menée par Greenpeace avec Alternatiba/ANV Rhône, a pour objectif d’inciter les autorités locales à mener une politique volontariste pour améliorer la qualité de l’air.

Cette action, visible en Presqu’Ile, mais également au musée des Confluences ou encore aux Halles de Lyon, intervient à quelques jours de la grande chaîne humaine contre la pollution de l’air organisée dimanche à partir de 14h30 entre les Terreaux et Bellecour. Greenpeace veut également peser dans le débat local, marqué par la présentation et le vote lundi prochain, lors du conseil métropolitain, de la zone à faibles émissions (ZFE).

« Nous attendons du conseil du 28 janvier qu’il ne se contente pas d’acter une zone à faibles émissions à minima, mais qu’il ouvre la voie de la fin du diesel, puis de l’essence, dans l’agglomération lyonnaise. Notre santé en dépend et nous resterons mobilisés », souligne Greenpeace Lyon ce mardi.

Une pétition en ligne

Depuis le mois de décembre, l’ONG a adressé plusieurs courriers au maire de Lyon Gérard Collomb et au président de la Métropole David Kimelfeld leur demandant de s’engager pour libérer « progressivement l’agglomération des véhicules polluants ».

Une pétition a également été lancée pour inciter le public à s’impliquer dans le débat. « À Lyon aussi, nous respirons encore un air trop pollué, dangereux pour notre santé. Pour ce qui est des particules fines, la quasi-totalité de la population de la métropole est exposée à une pollution dépassant les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Sur le dioxyde d’azote, la métropole lyonnaise ne fait pas mieux puisqu’elle est également au-dessus des seuils fixés dans les directives européennes », indique Greenpeace, rappelant que le trafic routier est l’une des sources majeures de pollution.

Sur le dernier trimestre de 2018, les indices de la qualité de l’air ont été moyens à médiocres dans l’agglomération 59 % du temps (soit 54 jours). « Le polluant responsable de l’indice était l'ozone dans 88 % du temps », précise le réseau de surveillance de la qualité de l’air Atmo Rhône-Alpes dans un bilan publié en fin d’année passée.