Le tsunami a frappé soudainement les rives du détroit de la Sonde le samedi 22 décembre 2018 a fait, selon un dernier bilan, 429 morts.
Le tsunami a frappé soudainement les rives du détroit de la Sonde le samedi 22 décembre 2018 a fait, selon un dernier bilan, 429 morts. — AFP

CATASTROPHE NATURELLE

VIDEO. Tsunami en Indonésie: Un nouveau bilan fait état d'au moins 429 morts

Le manque d'eau potable et de médicaments se faisait cruellement sentir parmi les milliers de personnes réfugiées dans des centres d'urgence des provinces indonésiennes...

Les recherches se poursuivent et les secouristes ne cessent de découvrir les corps des victimes du tsunami qui a ravagé, samedi, les îles indonésiennes de Java et de Sumatra. Le tsunami, qui a frappé soudainement les rives du détroit de la Sonde, a fait, selon un dernier bilan, 429 morts, 1.485 blessés et 154 disparus. Plus de 16.800 personnes ont été déplacées dans diverses régions, et plus de 5.000 ont été évacuées.

La vague provoquée par le volcan connu comme « l’enfant » du légendaire Krakatoa, l’Anak Krakatoa, a rasé des centaines de bâtiments sur les côtes méridionales de Sumatra et l’extrémité occidentale de Java. Hier encore, le bilan matériel, qui n’a lui pas été mis à jour, faisait état de 681 logements détériorés et 69 hôtels et villas endommagés. Les chiffres ont été livrés ce mardi matin à la BBC par un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes. Selon l’agence, la province de Pandeglang (Java) est la plus touchée, avec 290 morts.

Les travailleurs humanitaires mettent en garde contre les risques de crise sanitaire

Les secouristes s’efforcent aujourd’hui d’apporter de l’aide aux régions dévastées mais le manque d’eau potable et de médicaments se faisait cruellement sentir parmi les milliers de personnes réfugiées dans des centres d’urgence.

Les travailleurs humanitaires mettent en garde contre les risques de crise sanitaire. « De nombreux enfants sont malades, ils ont de la fièvre, mal à la tête et n’ont pas assez d’eau », a expliqué Rizal Alimin, un médecin de l’ONG Aksi Cepat Tanggap. Les experts mettent également en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles dues à l’activité volcanique. Et bon nombre de réfugiés ont trop peur pour rentrer chez eux.

Certains sauveteurs travaillent à mains nues.

Abu Salim, volontaire de l’association Tagana, explique que les travailleurs humanitaires peinent à stabiliser la situation : « Aujourd’hui, on met l’accent sur l’aide aux réfugiés qui sont dans des centres, on installe des cuisines, on distribue des équipements logistiques et plus de tentes dans des endroits plus adéquats. » Abu Salim toujours : « Les gens n’ont toujours pas accès à l’eau potable. De nombreux réfugiés sont partis sur les hauteurs et nous ne sommes pas parvenus à les atteindre ».

Les secouristes acheminent l’aide principalement par la route. Deux bateaux du gouvernement font également route vers plusieurs îles proches de la côte de Sumatra où les habitants sont pris au piège. Des équipes de secouristes munis d’excavatrices et d’autres équipements lourds tentent de dégager les débris. Certains sauveteurs travaillent à mains nues.