Cagnes-sur-mer: Un Azuréen remplace l'aluminium et le cellophane par la cire d'abeille

ZERO DECHET Il crée des emballages réutilisables un an…

Mathilde Frénois

— 

Guillaume Willm a trouvé une alternative à l’aluminium et au cellophane.
Guillaume Willm a trouvé une alternative à l’aluminium et au cellophane. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Les carrés de tissu de la marque L’abeille qui emballe sont imbibés de cire d’abeille.
  • Avec l’huile de résine de pin et l’huile de jojoba, les emballages sont antibactériens, antifongiques, malléables et indolores.
  • Compter 18 euros le pack « découverte » de trois wraps.

Guillaume Willm est ressorti de la boulangerie avec son sandwich enroulé dans une feuille de papier. Il était trop tard pour stopper la vendeuse dans son élan. Sinon, il l’aurait fait. Ce Cagnois développe des emballages écologiques à base de coton et de cire d’abeille.

Objectif : que ses carrés de tissu de la marque L’abeille qui emballe remplacent l’aluminium et le cellophane. « Ce sont deux matériaux qui polluent beaucoup, note-t-il. Autant dans leur processus de fabrication que de destruction. » Alors, depuis juin, l’Azuréen de 27 ans fabrique dans son « coin atelier » de Cagnes-sur-mer des wraps écologiques.

Antibactérien

« C’est un carré 100 % coton imbibé de cire d’abeille qui vient du Tignet, dans les Alpes-Maritimes, précise-t-il. Je rajoute aussi de la résine de pin et de l’huile de jojoba. » Tous ces éléments permettent au tissu d’être antibactérien, antifongique, malléable et indolore. « On se sert du wrap comme d’un papier aluminium, dit-il. On entoure son sandwich par exemple, et on fait chauffer la cire dans ses mains deux secondes pour que le carré épouse sa forme. » Il est également possible de recouvrir une assiette ou un bol, d’emballer un melon, un citron ou un pamplemousse. Après utilisation, direction le robinet d’eau froide et le produit vaisselle écologique (et non la poubelle !) pour être réutilisé.

« Je suis moniteur de surf, explique-t-il. Les déchets que je retrouve sur les plages, ce sont surtout des emballages, des bouchons de bouteille et des plastiques. » Prochaine étape pour Guillaume Willm : la production de gourdes en inox. Pour tendre vers le 100 % zéro déchet.